Écrire Des militants des droits humains ont été condamnés lors d’un procès inique

Un tribunal de République démocratique du Congo (RDC) a reconnu Grâce Tshiunza, Mino Bopomi, Cedric Kalonji et Carbone Beni coupables d’« insulte au président », de « publication d’écrits subversifs » et de « désobéissance civile » le 24 septembre. Ce même tribunal a acquitté Palmer Kabeya. Amnesty International pense que la décision prononcée par le tribunal à l’encontre de ces quatre militants des droits humains est infondée et érige en infraction des activités légales et pacifique de militants des droits humains.
Le 24 septembre, lors d’une audience non annoncée, le tribunal de paix de Gombe, à Kinshasa, la capitale, a reconnu Grâce Tshiunza, Mino Bopomi, Cedric Kalonji et Carbone Beni coupables d’« insulte au président », de « publication d’écrits subversifs » et d’« incitation à la désobéissance civile ». Le tribunal a condamné ces militants des droits humains à 12 mois d’emprisonnement. Ces quatre militants sont membres du mouvement citoyen Filimbi. Ces militants des droits humains et leurs avocats n’ont pas été notifiés de la date de la sentence, et n’étaient donc pas présents lors de l’audience. Les avocats d’un des militants ont dit à Amnesty International qu’ils avaient l’intention de faire appel de la décision du tribunal.
Grâce, Mino, Cedric et Carbone ont été arrêtés le 30 décembre 2017 par l’Agence nationale de renseignements et détenus dans différents centres de détention jusqu’au 8 juin. Ils ont alors été conduits dans les services du procureur général à Kinshasa pour y être interrogés. Le lendemain, ces quatre militants et Palmer Kabeya, également membre de Filimbi, qui était détenu au secret dans les locaux du service de renseignement militaire depuis le 23 décembre 2017, ont été transférés dans la prison de Makala (Kinshasa).
Ces cinq militants ont été arrêtés alors qu’ils appelaient la population à participer à une manifestation pacifique pour réclamer l’application totale de l’Accord du 31 décembre 2016 visant à garantir une élection « inclusive, pacifique et crédible ». Cette manifestation avait été organisée par le Comité laïc de coordination (CLC), un groupe affilié à l’Église catholique. Filimbi est l’un des mouvements citoyens qui a fait le plus activement campagne pour que le président Joseph Kabila quitte le pouvoir, étant donné qu’il avait achevé ses deux mandats consécutifs autorisés par la Constitution en décembre 2016.

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