Écrire Des militants étudiants jugés par un tribunal militaire

Jatupat « Pai » Boonpattararaksa et six autres étudiants en droit de l’Université de Khon Kaen sont en cours de jugement devant un tribunal militaire pour avoir participé à une manifestation pacifique le 22 mai 2015, à l’occasion du premier anniversaire d’un coup d’État militaire en Thaïlande.

Le 22 mai 2017, les témoins de l’accusation ont commencé à témoigner dans le cadre du procès de Jatupat Boonpattararaksa devant le tribunal militaire de Khon Kaen. Il est jugé en même temps que six autres militants, Apiwat Suntararak, Payu Boonsophon, Panupong Srithananuwat, Suvicha Tipangkorn, Supachai Pukrongploy et Wasant Satesit, pour avoir enfreint un décret répressif qui rend passibles de six mois d’emprisonnement les personnes prenant part à des rassemblements « politiques » de cinq personnes ou plus. La police enquête également sur les sept étudiants pour sédition et rassemblement « politique » illégal, en raison de leur participation à deux autres petites manifestations pacifiques aux côtés d’autres militants à Bangkok en juin 2015.

Après que les autorités ont refusé qu’un groupe de personnes assiste à l’audience de mise en liberté sous caution de Jatupat Boonpattararaksa en février 2017, ce groupe s’est réuni devant le tribunal provincial de Khon Kaen, réclamant sa libération et dénonçant l’injustice du traitement qui lui était réservé. Les autorités ont réagi en inculpant Panupong Srithananuwat (également connu sous le nom de « Nice »), Apiwat Suntarararak et Payu Boonsophon d’outrage au tribunal. Tous trois seront jugés le 31 mai 2017.

Jatupat Boonpattararaksa (également connu sous le nom de « Pai »), étudiant en quatrième année de droit, sera également jugé en août 2017 pour crime de lèse-majesté parce qu’il a partagé sur Facebook, en décembre 2016, un article de la BBC thaï sur le roi Rama X de Thaïlande. De plus, il est poursuivi pour avoir diffusé des tracts hostiles au projet de Constitution de la Thaïlande (adopté lors d’un référendum national le 7 août 2016) et il fait l’objet d’une enquête de police pour avoir participé à un débat public sur le projet de Constitution dans son université en juillet 2016.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse