Écrire Des militants ont disparu depuis leur arrestation

Les militants Arsene Katolo, Alain Muwaka, Oto Shaminga, Héritier Losomba, Miko Booto, Enoch Muanda et Mwanza sont détenus au secret dans un lieu inconnu en République démocratique du Congo. Ils ont été arrêtés le 11 septembre à Kinshasa, la capitale du pays, alors qu’ils distribuaient des prospectus contestant le projet d’utilisation de machines à voter pour les prochaines élections.

Arsene Katolo, Alain Muwaka, Oto Shaminga, Héritier Losomba, Miko Booto, Enoch Muanda et Mwanza ont été arrêtés le 11 septembre à Kinshasa alors qu’ils distribuaient des prospectus contestant le projet controversé d’utilisation de machines à voter électroniques pour l’élection du mois prochain. L’élection doit avoir lieu le 23 décembre.

Amnesty International a reçu des informations de la part de témoins signalant que les sept militants ont été frappés pendant leur arrestation et emmenés dans un poste de police de Matete, à Kinshasa, et que le lendemain, des agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR) sont venus les chercher et les ont emmenés dans un lieu inconnu.

Ils sont maintenus en détention au secret depuis lors. Leurs familles et leurs avocats n’ont pas été autorisés à leur rendre visite, et ils n’ont pas été présentés à un juge. L’on craint qu’ils ne soient soumis à la torture ou à d’autres mauvais traitements pendant leur détention.

Ces militants appartiennent au mouvement Les Congolais debout, qui regroupe des militants qui s’opposent aux violations des droits humains et qui défendent les libertés civiles et politiques dans le pays.

Amnesty International a rassemblé des informations sur plusieurs cas de restrictions illégales de l’espace civique par les autorités congolaises, incluant notamment le recours à des arrestations et détentions arbitraires et à des mauvais traitements, et des attaques visant des militants en faveur de la démocratie, des défenseurs des droits humains et des opposants politiques.

Amnesty International considère Arsene Katolo, Alain Muwaka, Oto Shaminga, Héritier Losomba, Miko Booto, Enoch Muanda et Mwanza comme des prisonniers d’opinion, car ils sont détenus uniquement en raison de leurs activités pacifiques de défense des droits humains.

Joseph Kabila est devenu président de la RDC en 2001. Par la suite, il a remporté les élections présidentielles de 2006 et 2011. La Constitution congolaise limite le nombre de mandats présidentiels à deux mandats consécutifs, de cinq années chacun. Alors que le second et dernier mandat du président Joseph Kabila s’est achevé le 19 décembre 2016, il est resté au pouvoir, son gouvernement retardant l’organisation des élections.

Une élection présidentielle est actuellement prévue pour le 23 décembre 2018. En août 2018, le président Joseph Kabila a annoncé soutenir la candidature d’Emmanuel Ramazani Shadary, le considérant comme son dauphin pour l’élection à venir.

L’usage de machines à voter, décidé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour la prochaine élection, est contesté par les mouvements d’opposition politique, la société civile et certains membres de la communauté internationale qui craignent qu’elles ne soient manipulées pour truquer le scrutin.

J'agis

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en français ou dans votre propre langue :
· Demandez aux autorités de la RDC de libérer immédiatement et sans condition Arsene Katolo, Alain Muwaka, Oto Shaminga, Héritier Losomba, Miko Booto, Enoch Muanda et Mwanza, qui ont été arrêtés uniquement parce qu’ils ont exercé leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique ;
· demandez-leur de veiller, en attendant leur libération, à ce que ces sept militants ne soient pas soumis à la torture ou à d’autres mauvais traitements et à ce qu’ils puissent communiquer avec leur famille et avec les avocats de leur choix ;
· demandez-leur d’enquêter sur les allégations selon lesquelles les sept militants ont été violemment frappés pendant leur détention aux mains d’agents des services de sécurité, et de veiller à ce que toute personne présumée responsable de ces agissements soit déférée à la justice et jugée dans le cadre d’un procès équitable .


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