Écrire Des militants risquent d’être inculpés pour avoir dénoncé des actes de torture

Une décision doit être rendue de façon imminente par le parquet concernant l’opportunité d’engager des poursuites, pour diffamation et pour des infractions dans le domaine informatique, contre trois défenseurs des droits humains ayant publié en ligne des informations sur la torture en Thaïlande. Ces chefs d’inculpation entraînent une peine maximum de sept ans d’emprisonnement et une amende de 300 000 bahts (8 330 USD). Ces personnes doivent se rendre au poste de police de Pattani le 21 février 2017.
Le parquet doit rendre de façon imminente une décision quant à l’inculpation ou non, pour diffamation et pour des infractions dans le domaine de l’informatique, des militants Somchai Homla-or, Pornpen Khongkachonkiet et Anchana Heemmina, qui ont rassemblé et publié en ligne des informations sur des actes de tortures qui auraient été commis par la police et l’armée dans des provinces du sud de la Thaïlande. Des responsables du poste de police de Pattani ont convoqué les militants au poste pour le 21 février, et rejeté la demande présentée par les mis en cause pour que des témoins supplémentaires figurant sur une liste présentée par ces derniers soient interrogés. La police aurait terminé son enquête. Elle va probablement conduire ces personnes au bureau du procureur et recommander que des poursuites soient engagées contre elles.
Somchai Homla-or, Pornpen Khongkachonkiet et Anchana Heemmina sont membres de la Cross Cultural Foundation et du groupe Duay Jai. En janvier 2016, ils ont publié un rapport exposant 54 cas présumés d’actes de torture infligés par des policiers et des militaires, qu’ils ont alors soumis au commandement des opérations de sécurité intérieure pour la quatrième région (ISOC Région 4), responsable des opérations de sécurité nationale dans les provinces du sud du pays. Le rapport a été publié en ligne en février 2016. Le 17 mai 2016, un responsable de l’ISOC Région 4 a porté plainte contre les trois militants pour diffamation et violation de la loi de 2007 relative aux infractions dans le domaine de l’informatique. Pour justifier sa plainte, l’ISOC a affirmé que la réputation de l’armée avait été ternie par ces allégations, et que les militants n’avaient pas coopéré avec les autorités qui leur avaient demandé de fournir des informations sur les cas exposés dans le rapport.
La Cross Cultural Foundation et le groupe Duay Jai sont des organisations non gouvernementales (ONG) qui mènent leurs activités dans les provinces du sud de la Thaïlande, où des soldats torturent de façon habituelle des personnes liées à des opérations anti-insurrectionnelles. Des personnes qui avaient été détenues sans inculpation ni jugement au titre de la législation d’exception ont souvent signalé des actes de torture.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Marathon 2017 : SIGNEZ POUR LES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS

Cette année, les 10 individus en danger du Marathon des lettres sont des défenseurs des droits humains. Ils ont tous besoin de votre aide. Nous vous proposons de signer pour eux, en un seul clic.