Écrire Des musiciens et un réalisateur convoqués en vue de purger leurs peines de prison

Les musiciens iraniens Mehdi Rajabian et Yousef Emadi, et le réalisateur Hossein Rajabian, ont été convoqués pour commencer à purger leur peine de trois ans de prison, prononcée en raison de leur travail artistique. Ils doivent se présenter au bureau du procureur de la prison d’Evin à Téhéran avant le 31 mai. S’ils sont incarcérés, Amnesty International les considèrera comme des prisonniers d’opinion.

Le réalisateur Hossein Rajabian, son frère Mehdi Rajabian et Yousef Emadi, tous deux musiciens, ont été sommés le 26 mai de se présenter au bureau du procureur de la prison d’Evin à Téhéran sous cinq jours, en vue de commencer à purger leurs peines de prison. Tous trois ont été condamnés, à l’issue d’un procès inique, à six ans de prison et à une amende de 200 millions de rials (environ 6 000 euros), pour des accusations liées à leur travail artistique. En février 2016, ils ont été informés de la décision rendue par une cour d’appel de Téhéran : ils doivent purger trois ans sur les six que compte leur condamnation. La cour d’appel a assorti le reste de leur peine d’un sursis de cinq ans, sous réserve de « bonne conduite ».

Le 26 avril 2015, la 28e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran avait déclaré Hossein Rajabian, Mehdi Rajabian et Yousef Emadi coupables d’« atteintes aux valeurs sacrées islamiques », de « propagande contre le régime » et d’« activités audiovisuelles illégales », à l’issue d’un procès ayant duré trois minutes. Les charges retenues contre eux sont en rapport avec leur travail artistique, notamment le long métrage d’Hossein Rajabian portant sur le droit pour les femmes de divorcer en Iran, et la distribution par Mehdi Rajabian et Yousef Emadi de musiques non autorisées, enregistrées par des chanteurs iraniens à l’extérieur du pays, dont certaines paroles et certains messages sont politiques ou abordent des sujets tabous. Ces hommes sont en liberté sous caution depuis décembre 2013. Auparavant, ils ont été détenus pendant deux mois à l’isolement : ils ont raconté avoir été frappés et soumis à des décharges électriques dans le but de leur extorquer des « aveux » filmés. Leurs « aveux » ont été retenus à titre de preuve afin de garantir leur condamnation, alors qu’ils avaient déclaré au juge qu’ils leur avaient été extorqués sous la torture et les mauvais traitements. Ils n’ont pas bénéficié de l’aide d’un avocat au moment de leur arrestation, de leur détention, de leur procès ni de leur appel.

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