Écrire Des musiciens et un réalisateur iraniens risquent d’être arrêtés.

Les musiciens iraniens Mehdi Rajabian et Yousef Emadi, et le réalisateur Hossein Rajabian, ont vu leurs condamnations à des peines de prison confirmées par une cour d’appel à Téhéran – ce qui signifie qu’ils risquent d’être arrêtés à tout moment. S’ils venaient à être emprisonnés, ils seraient considérés comme des prisonniers d’opinion.

Le réalisateur Hossein Rajabian, son frère Mehdi Rajabian et Yousef Emadi, tous deux musiciens, condamnés à six ans d’emprisonnement et à une amende d’un montant de 200 millions de rials (environ 6 000 euros), pour des charges liées à leur travail artistique, risquent d’être arrêtés, alors que la cour d’appel à Téhéran a confirmé leurs peines d’emprisonnement. Le 28 février, ils ont été informés de la décision de la cour d’appel : ils doivent purger trois ans sur les six que compte leur condamnation. La cour a suspendu le reste de la sentence pour une période de cinq ans, ce qui dépendra de leur « bon comportement ». Leur dossier est désormais entre les mains du Bureau d’application des peines, et ils peuvent être arrêtés et emprisonnés à tout moment.

Hossein Rajabian, Mehdi Rajabian et Yousef Emadi avaient été déclarés coupables à l’issue d’un procès ayant duré trois minutes, sur la base d’accusations d’« atteintes aux valeurs sacrées islamiques », de « propagande contre le système » et d’« activités audiovisuelles illégales », devant la 28e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran le 26 avril 2015. Les charges retenues contre eux sont en rapport avec leur travail artistique, notamment le long métrage d’Hossein Rajabian portant sur le droit pour les femmes de divorcer en Iran, et la distribution par Mehdi Rajabian et Yousef Emadi de musiques non autorisées, enregistrées par des chanteurs iraniens à l’extérieur du pays, dont certaines paroles et certains messages sont politiques ou abordent des sujets tabous. Ces hommes sont en liberté sous caution depuis décembre 2013. Auparavant, ils ont été détenus pendant deux mois à l’isolement, où ils ont raconté avoir été frappés et soumis à des décharges électriques dans le but de leur extorquer des « aveux » filmés. Ces « aveux » ont été utilisés à titre de preuve afin de garantir leur condamnation, alors qu’ils avaient déclaré au juge qu’ils leur avaient été extorqués sous la torture et les mauvais traitements. Ils n’ont pas bénéficié de l’aide d’un avocat au moment de leur arrestation, de leur détention, de leur procès ni de leur appel.

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