Écrire Des professionnels des médias doivent répondre de nouvelles accusations

Le rédacteur en chef Kyaw Min Swe a été libéré sous caution, mais son procès se poursuit pour « diffamation en ligne », en raison de la publication d’un article satirique qui se moquait de l’armée du Myanmar. En outre, Kyaw Min Swe et son collègue Kyaw Zwar Naing doivent répondre d’autres accusations en lien avec cet article. Ils ont été inculpés uniquement pour avoir exercé de manière pacifique leur droit à la liberté d’expression.

Kyaw Min Swe, rédacteur en chef du quotidien The Voice a été libéré sous caution le 4 août 2017, après avoir passé deux mois en détention. Toutefois, il fait toujours l’objet de poursuites pour « diffamation en ligne », au titre de l’article 66(d) de la Loi de 2013 sur les télécommunications, en raison d’un article satirique rédigé par Kyaw Zwar Naing, écrivain et contributeur régulier de The Voice Daily, publié le 26 mars 2017 et posté ensuite sur la page Facebook du journal. Intitulé Oath of the Nation of Bullets (Le serment de la nation des balles), cet article se moquait d’un film de propagande produit par l’armée, dont le titre en anglais est Union Oath (Le serment de l’Union). La procédure judiciaire se poursuit et Kyaw Min Swe encourt jusqu’à trois ans d’emprisonnement s’il est déclaré coupable.

Kyaw Zwar Naing, arrêté avec Kyaw Min Swe le 2 juin 2017, a été libéré le 16 juin, le tribunal ayant décidé d’abandonner l’accusation de « diffamation en ligne » retenue contre lui. Cependant, les deux hommes sont désormais inculpés au titre de l’article 25(b) de la Loi de 2014 sur les médias, en raison d’« un style de rédaction ayant un impact délibéré sur la réputation » d’une personne ou d’une organisation. La formulation de cette disposition est vague et trop ouverte, ce qui permet de l’appliquer de façon arbitraire ou abusive. S’ils sont reconnus coupables, les deux hommes pourraient être condamnés chacun à une amende d’1 million de kyats (environ 624 euros).

Au Myanmar, de nombreuses lois répressives, dont la Loi de 2013 sur les télécommunications et la Loi de 2014 sur les médias, imposent des restrictions arbitraires et généralisées au droit à la liberté d’expression. En vertu de ces lois, les défenseurs des droits humains, les militants pacifiques, les journalistes et les simples citoyens risquent d’être arrêtés et emprisonnés en raison de leurs activités pacifiques.

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