Écrire Des réfugiés libérés risquent toujours l’expulsion

Les réfugiés palestiniens Ali Fares et Mohammed Fares, et le réfugié syrien Abdalsalam Sakal ont été libérés le 9 novembre dans la capitale Ankara.
Ali Fares, Mohammed Fares et Abdalsalam Sakal ont été libérés de leur détention administrative à Ankara, le 9 novembre. Les autorités ont ordonné aux trois réfugiés de quitter la Turquie dès que possible, pour ne pas s’exposer à une nouvelle arrestation. Elles leur ont fait signer un document les informant officiellement de cette décision.

Le 26 octobre, la Cour européenne des droits de l’homme avait ordonné, dans le cadre d’une demande déposée par Refugee Rights Turkey, ONG basée à Istanbul représentant les réfugiés, une mesure provisoire visant à empêcher leur expulsion le 17 novembre. Les mesures provisoires sont des mesures d’urgence décidées par la Cour dans des circonstances exceptionnelles, lorsque le demandeur risque un réel traitement grave et un dommage irréversible. Cette mesure provisoire a été prolongée pour une durée indéterminée, interdisant l’expulsion des trois hommes. En raison des conflits qui font rage en Syrie et en Irak, ils ne devraient pas être forcés d’y retourner car ils risquent d’y être victimes de graves atteintes aux droits humains.

Les trois réfugiés avaient été arrêtés le 22 septembre lors d’une manifestation de réfugiés syriens à la principale gare routière d’Istanbul. Les autorités ont émis un arrêté d’expulsion à leur encontre et les ont placés en détention administrative au centre pour étrangers en instance d’expulsion d’Erzurum à A ?kale, dans l’est de la Turquie, puis, à partir du 21 octobre, à la Direction de la sûreté à Ankara. Si les réfugiés ont pu à deux reprises recevoir la visite d’un avocat et de leurs proches lors de leur détention administrative, les autorités ont refusé d’autres visites à quatre reprises.

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