Écrire Des réfugiés syriens risquent une expulsion vers la Turquie

Deux réfugiés syriens sont les premiers à risquer d’être renvoyés de force en Turquie en vertu de l’accord illégal entre l’UE et la Turquie, après le rejet de leur demande d’asile par les autorités grecques. Ils sont actuellement détenus par la police sur l’île grecque de Lesbos et pourraient être expulsés d’un moment à l’autre vers la Turquie, où leur sécurité et leur protection ne sont pas garanties.

Les réfugiés syriens M.F. et J.B. (leur nom n’est pas révélé pour des raisons de sécurité) ont été informés par les autorités grecques que leur demande d’asile avait été déclarée irrecevable. Par conséquent, ils risquent d’être expulsés d’un moment à l’autre vers la Turquie.

Ces deux réfugiés ont déposé une demande d’asile auprès du service grec chargé de traiter ce type de demandes en arrivant sur l’île grecque de Lesbos, après la signature de l’accord entre l’Union européenne (UE) et la Turquie, le 18 mars. Cet accord permet à la Grèce de renvoyer des demandeurs d’asile et des réfugiés en Turquie, en partant du principe que la Turquie est un lieu sûr pour eux. Les deux demandes ont été déclarées irrecevables en première instance et en appel au motif que la Turquie est un « pays tiers sûr » pour les demandeurs.

Pourtant, les recherches d’Amnesty International ont démontré que la Turquie n’est pas un pays où les réfugiés et les demandeurs d’asile peuvent être renvoyés sans courir de danger. En effet, des réfugiés et des demandeurs d’asile, y compris syriens, ont été renvoyés de force par les autorités turques vers leur pays d’origine alors qu’ils risquent d’y subir de graves atteintes aux droits humains. En Turquie, l’immense majorité des réfugiés et des demandeurs d’asile ne bénéficient d’aucune aide de l’État et n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins, si bien que beaucoup vivent dans des conditions de pauvreté épouvantables.

M.F. et J.B sont actuellement détenus au poste de police de Lesbos et pourraient être renvoyés de force en Turquie d’un moment à l’autre car les procédures nationales et internationales engagées par leurs avocats n’ont pas d’effet suspensif sur leur expulsion.

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