Écrire Détention arbitraire d’un militant des droits humains cachemire

Khurram Parvez, un militant cachemiri bien connu qui défend les droits humains, a été placé en détention administrative le lendemain d’une décision de justice ordonnant sa libération le 20 septembre. Il avait été empêché de prendre l’avion pour se rendre à la session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève sans qu’aucune explication officielle ne lui ait été fournie, puis arrêté le 16 septembre.

Khurram Parvez a été arrêté une première fois le 16 septembre et placé en détention administrative dans un centre de détention situé à Kupwara, à plus de 100 kilomètres de son domicile, situé à Srinagar, au motif qu’il risquait de façon imminente de « troubler l’ordre public ». L’ordonnance de placement en détention s’appuyait sur un rapport de la police indiquant que des policiers avaient vu Khurram Parvez le 15 septembre devant une mosquée en train d’inciter les gens à crier des slogans et à défiler en direction d’un bâtiment du gouvernement. Sa femme a nié ces allégations, expliquant qu’ils se trouvaient à ce moment-là chez ses parents à elle, dans une autre partie de la ville.

Le 20 septembre, un tribunal de Srinagar a ordonné la remise en liberté de Khurram Parvez, ayant estimé que le fonctionnaire qui avait ordonné son placement en détention n’avait pas respecté la procédure, notamment en ne motivant pas de façon adéquate sa décision. Cependant, Khurram Parvez a de nouveau été arrêté aussitôt après sa libération, puis transféré dans un poste de police à Srinagar. Selon ses avocats, la police le maintient en détention administrative au titre de la Loi relative à la sécurité publique de l’État de Jammu-et-Cachemire, mais n’a pas fourni de motif pour cette détention. Khurram Parvez est maintenant détenu à la prison de Kot Bhalwal à Jammu, à environ 300 kilomètres de son domicile.

Le 14 septembre, Khurram Parvez a été intercepté à l’aéroport international de Delhi et on l’a empêché de se rendre à la session du Conseil des droits de l’homme à Genève. L’agent des services de l’immigration ne lui a fourni aucune explication officielle, se bornant à lui dire qu’il avait besoin d’une autorisation des services de renseignement pour pouvoir voyager.
Khurram Parvez a une jambe artificielle. Il a été amputé de la jambe gauche à la suite d’une blessure causée par une mine terrestre en 2004.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse