Écrire Deux frères condamnés : l’un libéré, l’autre toujours détenu

Deux militants, Emad Al Sadig Ismael Hamdoun et son frère Erwa Al Sadig Ismael Hamdoun, ont été condamnés à six mois et un an d’emprisonnement, respectivement, par un tribunal de Khartoum (Soudan). L’un a déjà purgé sa peine et l’autre, en partie. Emad Al Sadig Ismael Hamdoun a été libéré mais son frère passera encore trois mois en prison. Tous deux étaient incarcérés depuis leur arrestation, respectivement le 14 décembre 2015 et le 6 janvier 2016.

Emad Al Sadig Ismael Hamdoun, un militant de 24 ans inscrit à l’université Al Ahlia d’Omdourman, a été interpellé le 14 décembre 2015 par le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) et placé en détention. Il avait mis en cause publiquement un agent du NISS qui, pense-t-il, l’avait torturé pendant une période de détention en 2013. Le 5 septembre, le tribunal l’a condamné à six mois d’emprisonnement et à une amende de 10 000 livres soudanaises (environ 1 647 dollars des États-Unis). Il a estimé que le temps qu’il avait passé derrière les barreaux était un châtiment suffisant et a ordonné sa libération immédiate à l’issue de l’audience.

Erwa Al Sadig Ismael Hamdoun, militant et membre du parti d’opposition Oumma (Parti de l’indépendance), a été condamné le 5 septembre à un an d’emprisonnement et à une amende de 20 000 livres soudanaises (environ 3 294 dollars des États-Unis). Il passera encore trois mois en prison. Il a été arrêté le 6 janvier 2016 devant son domicile, à Omdourman, par le NISS. Il avait lancé des initiatives en faveur de la remise en liberté de son jeune frère, Emad Al Sadig Ismael Hamdoun.

En janvier, ces deux militants ont été inculpés par le procureur de quatre infractions en vertu du Code pénal de 1991, dont certaines passibles de la peine de mort. Les dispositions invoquées relèvaient des articles 50 (« atteinte au système constitutionnel »), 57 (« entrée et prise de photos sur des sites militaires »), 66 (« publication de fausses informations »), 157 (« diffamation ») et 160 (« injures »). Trois autres infractions avaient trait à la Loi relative à la cybercriminalité, plus particulièrement les articles 10 (« menaces et extorsion »), 16 (« non-respect des convictions religieuses ou du caractère sacré de la vie privée ») et 17 (« diffamation »).

Emad et Erwa El Sadig Ismael Hamdoun avaient entamé une grève de la faim en janvier pour obtenir d’être remis en liberté ou bien déférés devant un tribunal afin de pouvoir répondre des charges pesant contre eux. Ils ont poursuivi leur mouvement durant cinq jours. Leur procès s’est ouvert le 8 février 2016.

Aucune action complémentaire n’est requise de la part des membres du réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse