Écrire Deux hommes victimes de disparition forcée

On ignore toujours le sort et le lieu de détention de deux membres de la communauté baha’ie du Yémen arrêtés le 11 janvier. Ils sont privés de tout contact avec leur famille et avec des avocats et risquent des actes de torture et d’autres mauvais traitements.
Victimes d’une disparition forcée, Heshmat Alah Ali Mohammad Sabet Sarvestani et Nadim al Sakkaf, son gendre, sont détenus arbitrairement, sans avoir été inculpés, depuis le 11 janvier. Les deux hommes sont détenus au secret dans un lieu inconnu, sans contact avec leur famille ni avec des avocats, ce qui laisse à craindre qu’ils ne soient torturés et soumis à d’autres mauvais traitements.
Le 11 janvier, Nadim al Sakkaf a emmené Heshmat Alah Sarvestani en voiture à l’aéroport international de la ville d’Aden, dans le sud du Yémen. Heshmat Alah Sarvestani devait prendre un vol de la compagnie Yemenia pour Doubaï, aux Émirats arabes unis, afin de renouveler son passeport iranien et de recevoir des soins médicaux. Il est âgé de 75 ans et a divers problèmes de santé, notamment une forme rare d’hypertension artérielle et une hernie discale. Vers 14 heures, alors que les deux hommes étaient au comptoir d’enregistrement, un agent de l’aéroport en tenue civile s’est approché d’eux et a conduit Nadim al Sakkaf dans un bureau pour lui poser des questions. Hesmat Alah Sarvestani a été convoqué dans le même bureau peu de temps après. Aucun des deux hommes n’a été vu depuis lors. Les autorités yéménites refusent de révéler leur lieu de détention.

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