Écrire Deux journalistes risquent d’être emprisonnés

Le procureur principal de l’affaire de deux journalistes timorais a requis un an d’emprisonnement pour Raimundos Oki et deux ans de mise à l’épreuve pour Lourenco Vicente Martins s’ils sont déclarés coupables de diffamation. Le tribunal rendra son jugement – et décidera de la peine, s’il y a condamnation – le 1er juin 2017.
Raimundos Oki et Lourenco Vicente Martins, font l’objet d’un procès pour diffamation. Ils ont été accusés de diffamation par le Premier ministre timorais en raison d’un article qu’ils ont publié en 2015 sur des irrégularités concernant un appel d’offres public pour un projet gouvernemental dans le domaine des technologies de l’information. Amnesty International pense que cet article avait été écrit en toute bonne foi. L’article a plus tard été retiré et des excuses ont été présentées. Mais le Premier ministre a engagé des poursuites pénales le 22 janvier 2016 pour diffamation ou « dénonciation calomnieuse », au titre de l’article 285(1) du Code pénal du Timor-Leste.
Le 17 mai 2017, le procureur principal a déposé le dernier acte d’accusation contre les deux hommes. Le procureur a demandé que Raimundos Oki soit emprisonné pendant un an et que Lourenco Vincente Martins reçoive une peine de deux ans de mise à l’épreuve avec la menace d’un an d’emprisonnement s’il commet la même infraction pendant cette période. Un tribunal de Dili, la capitale du Timor-Leste, doit annoncer la décision, ainsi que leurs peines s’ils sont déclarés coupables, le 1er juin 2017.
Le droit à la liberté d’expression, notamment le droit de recevoir et de répandre des informations, qui comprend plus généralement la liberté de la presse, est prévu par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel le Timor-Leste est partie. Ces libertés sont également garanties par les articles 40 et 41 de la Constitution du Timor-Leste. De plus, l’article 8 de la loi relative aux médias, qui a été adoptée par le Parlement le 6 mai 2014, dispose que « le droit des journalistes d’informer est exercé sur la base des pouvoirs constitutionnels, il ne doit pas faire l’objet d’ingérences menaçant leur indépendance et leur objectivité, leur liberté d’établissement et leur liberté d’opinion ».

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