Écrire Disparition forcée de 10 journalistes

Dix journalistes yéménites ont été victimes d’une disparition forcée le 23 mai : incarcérés jusqu’alors au centre de détention provisoire d’Al Habra, à Sanaa (capitale du Yémen), ils ont été transférés dans un lieu inconnu. Ils sont détenus arbitrairement depuis le 9 juin 2015.
Les journalistes Abdelkhaleq Amran, Hisham Tarmoom, Tawfiq al Mansouri, Hareth Hamid, Hasan Annab, Akram al Walidi, Haytham al Shihab, Hisham al Yousefi, Essam Balgheeth et Salah al Qaedi ont été transférés dans un lieu inconnu le 23 mai alors qu’ils se trouvaient jusqu’alors au centre de détention provisoire d’Al Habra, à Sanaa, la capitale du Yémen. Les Houthis, qui détiennent le pouvoir de fait, refusent d’indiquer où ils se trouvent. Ces hommes ont été arrêtés arbitrairement le 9 juin 2015 par les Houthis, un groupe armé, à différents endroits et risquent de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements.
Le 23 mai, les familles des 10 journalistes détenus se sont rendues à Al Habra. À leur arrivée, des gardiens leur ont dit qu’ils n’étaient plus là mais ont refusé de révéler où ils se trouvaient. Leurs proches sont sans nouvelles d’eux depuis les quelques semaines ayant précédé leur transfert. Le 9 mai, ces hommes avaient entamé une grève de la faim pour protester contre leur détention prolongée sans inculpation ni jugement. Selon des parents d’Abdelkhaleq Amran et de Hareth Hamid, ceux-ci étaient alors tombés gravement malades mais la direction de la prison avait refusé de les faire admettre dans un hôpital, comme le demandaient leurs familles.
Le 16 mars, les journalistes concernés, à l’exception de Salah al Qaedi, ont été transférés du centre de détention provisoire d’Al Thawra, à Sanaa, où ils se trouvaient depuis la mi-septembre, à celui d’Al Habra. Le 9 juin 2015, alors qu’ils travaillaient dans une chambre d’hôtel, une trentaine d’hommes armés en civil se présentant comme des membres d’Ansarullah, la branche politique des Houthis, les avaient arrêtés. Salah al Qaedi, quant à lui, était détenu à Al Habra depuis la mi-octobre 2015. Il avait été arrêté à son domicile le 28 août 2015. Les journalistes cités travaillent pour divers médias, dont certains sont hostiles aux Houthis et d’autres favorables au parti d’opposition Al Islah (Rassemblement yéménite pour la réforme).

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