Écrire Dix militants de la société civile harcelés par le service national de la sûreté et du renseignement

Des employés, des formateurs, un bénévole et des visiteurs du centre Tracks for Training and Human Development ont été contraints à se présenter quotidiennement au Service national de la sûreté et du renseignement, à Khartoum, du 3 au 13 mars.

Le 29 février, des agents du Service national de la sûreté et du renseignement ont effectué une descente dans les locaux de Tracks for Training and Human Development (Tracks) et y ont saisi neuf téléphones mobiles et cinq ordinateurs portables, ainsi que des publications, des tableaux de conférence et des documents de travail. Ils ont aussi confisqué les passeports des personnes présentes et deux véhicules. Pendant six heures, ils ont détenu Khalafalla Mukhtar, le directeur de Tracks, Shazali Ibrahim El Shiekh, un employé du centre et Mustafa Adam, un visiteur qui dirige l’organisation de la société civile Al Zarqaa.

Khalafalla Mukhtar, Shazali Ibrahim El Shiekh et Khuzaini Elhadi Rajab, employés de Tracks, Midhat Hamdan et Alhassan Kheiri, formateurs au centre, et Mustafa Adam, Adam Ali et Al Waleed Mohamed Ahmed, trois visiteurs, ont été convoqués au Service national de la sûreté et du renseignement, à Khartoum, le 3 mars et Arwa Elrabie, une autre employée, entre le 10 et le 12 mars. Là, ils ont subi des insultes, des menaces et des mauvais traitements de la part de plusieurs agents. Ils ont notamment été privés de nourriture.

Du 3 au 13 mars, ils ont dû se présenter chaque matin à cet endroit. Contraints à s’asseoir face au mur du parking, ils étaient autorisés à repartir entre 23 heures et minuit. Ils étaient interrogés de temps en temps sur les activités de Tracks et ses liens avec le Khatim Adlan Centre for Enlightenment and Human Development (KACE), que la Commission de l’aide humanitaire (CAH) avait fait fermer arbitrairement en 2012. Plusieurs anciens employés du KACE avaient alors fondé Tracks en mars 2013.

Raye Imany Leyla, une étudiante camerounaise qui était bénévole au centre Tracks, a aussi été convoquée au Service national de la sûreté et du renseignement le 12 mars. Elle a été interrogée pendant deux jours et son passeport a été saisi. Bien que l’interrogatoire des 10 personnes concernées se soit achevé le 13 mars, le Service national de la sûreté et du renseignement a fait savoir au personnel, aux visiteurs, aux formateurs et aux bénévoles de Tracks qu’ils seraient appelés à se présenter dans les jours suivants. Le harcèlement orchestré par le Service national de la sûreté et du renseignement perturbe les activités de Tracks.

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