Écrire Douze policiers condamnés pour la mort d’un détenu

Douze policiers militaires ont été déclarés coupables et condamnés pour torture ayant entraîné la mort ; fraude procédurale et dissimulation d’un cadavre dans le cadre de l’affaire de la disparition forcée d’Amarildo de Souza à Rio de Janeiro.

Le 1er février, un tribunal pénal brésilien a condamné 12 policiers militaires de l’Unité de police pacificatrice (Unidade de Polícia Pacificadora, UPP) de Rocinha, à Rio de Janeiro, pour torture ayant entraîné la mort ; fraude procédurale et dissimulation d’un cadavre dans le cadre de l’affaire de la disparition forcée d’Amarildo de Souza.

Les enquêtes, qui ont été confirmées par la justice, ont révélé que les actes de torture avaient été perpétrés derrière le quartier général de l’UPP à Rocinha, une favela (bidonville) de la partie sud de Rio de Janeiro. Le ministère public a accusé 25 policiers militaires. Douze d’entre eux (10 hommes et deux femmes) ont été reconnus coupables. Les peines varient de neuf à 13 ans d’emprisonnement, la sanction la plus élevée visant le commandant de l’UPP de Rocinha. Le sous-commandant a été condamné à 10 ans et sept mois de prison pour avoir organisé le crime avec le commandant. Toutes les personnes condamnées seront renvoyées de la police militaire. Lors du verdict, le juge a déclaré que les policiers militaires avaient agi avec lâcheté, dans l’illégalité et en abusant de leur pouvoir.

Bien que ces policiers aient été reconnus coupables des crimes, le corps d’Amarildo de Souza est toujours introuvable. Une autre enquête est en cours, du fait de l’hypothèse que le Bataillon des opérations spéciales (BOPE) était également impliqué. Le BOPE est soupçonné d’avoir emporté le corps d’Amarildo de Souza, qui se trouvait dans la base de l’UPP à Rocinha, dans un de leurs véhicules pour le faire disparaître.

Aucune action complémentaire n’est requise de la part des membres du réseau Actions urgentes. Un grand merci à toutes les personnes qui ont envoyé des appels.

Ceci est la première mise à jour de l’AU 202/13. Pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/fr/documents/amr19/006/2013/fr/

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