Écrire Exécutions imminentes

Deux personnes condamnées à mort ont été transférées les 24 et 25 juillet sur l’île prison indonésienne de Nusakambangan, où 13 exécutions ont eu lieu en 2015. Un avocat a été informé de l’exécution imminente de son client et de trois ressortissants nigérians. Les autorités ont suspendu les visites des familles à la prison et terminé les préparatifs sur les terrains où elles procèdent aux exécutions, ce qui indique que plusieurs exécutions par peloton d’exécution vont prochainement avoir lieu.
La ressortissante indonésienne Merri Utami a été transférée le 24 juillet de la prison pour femmes de Tangerang à la prison de Batu, sur l’île de Nusakambangan, dans la province de Java-Centre. Le 25 juillet, Zulfikar Ali, ressortissant pakistanais, a lui aussi été transféré à la prison de Batu depuis le centre hospitalier de Cilacap, où il avait été interné pour des problèmes rénaux et cardiaques. En 2015, 13 exécutions sur un total de 14 ont eu lieu sur cette île par peloton d’exécution. L’avocat de Humphrey “Jeff” Jefferson Ejike, ressortissant nigérian, a dit à Amnesty International qu’il avait reçu le 22 juillet une notification l’informant que Humphrey “Jeff” Jefferson Ejike et trois autres Nigérians condamnés à mort allaient être prochainement exécutés.
Toutes les personnes mentionnées ci-dessus ont été déclarées coupables d’infractions liées aux stupéfiants. Des proches de détenus incarcérés dans le complexe pénitentiaire de l’île de Nusakambangan ont déclaré à des médias que les visites des familles ont été suspendues pour une semaine. Des représentants diplomatiques ont été invités à rendre visite aux condamnés à mort ressortissants de leurs pays respectifs, à Cilacap le 25 juillet, ce qui incite à penser que les exécutions pourraient avoir lieu dès le 30 juillet. Des fonctionnaires de la prison et de la police ont annoncé que les lieux ont été préparés en vue des exécutions sur l’île prison de Nusakambangan et que des pelotons d’exécution ont été organisés. Toutefois, les autorités indonésiennes n’ont pour l’heure pas annoncé officiellement que des exécutions allaient bientôt avoir lieu, ni informé les familles et les avocats des condamnés d’une date. Certains des prisonniers qui pourraient être exécutés cette semaine n’ont pas déposé de recours en grâce auprès du président.
Les autorités indonésiennes ont à maintes reprises cité leur programme d’exécutions comme étant un moyen efficace de lutte contre le trafic de stupéfiants, alors qu’aucun élément indépendant et digne de foi ne permet de soutenir cette argumentation. Aux termes du droit et des normes internationaux, le recours à la peine de mort doit être limité aux « crimes les plus graves » ou aux homicides volontaires.

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