Écrire Fin de la détention au secret pour une victime de torture

Julián Castilla Flores, lieutenant de l’armée mexicaine et victime de torture, a récemment reçu la visite de son avocat dans la prison fédérale où il avait été emmené et placé en détention au secret. Bien que sa sécurité et l’intégrité de sa personne ne soient pas actuellement menacées, nous craignons toujours que cet homme fasse l’objet d’agressions et d’actes d’intimidation de la part d’autres prisonniers ou des autorités.

Le 5 novembre 2015, Julián Castilla Flores a reçu la visite de son avocat dans une prison fédérale de l’État de Veracruz, au Mexique. Ce dernier a informé Amnesty International que son client était en bonne santé et qu’il ne présentait aucune trace de mauvais traitements. Le 16 octobre dernier, Julián Castilla Flores a été subitement conduit hors de sa cellule dans une prison militaire de Mexico, de même que 40 autres prisonniers, et n’a pas pu s’entretenir avec son avocat ou sa famille pendant plusieurs semaines.

Cet homme a été arrêté arbitrairement le 14 mars 2011 par la police militaire de l’État du Chiapas, où il avait été déployé en tant que lieutenant de l’armée mexicaine. Le même jour, il a été amené à la section du bureau du procureur général de la République chargée du crime organisé à Mexico, après avoir été soumis à différentes méthodes de torture, notamment l’asphyxie, le simulacre de noyade et des décharges électriques. Julián Castilla Flores est en prison depuis 2011, accusé d’avoir agi comme informateur auprès de groupes criminels organisés. Son procès se déroule devant une juridiction militaire qui doit encore prononcer la sentence.

Selon un récent rapport d’enquête réalisé par le magazine Proceso, le transfert de Julián Castilla Flores et de dizaines d’autres détenus militaires vers des prisons fédérales civiles a été ordonné par les hauts responsables des forces armés, ce qui constitue une première. Toujours selon ce rapport et d’après les informations communiquées par Julián Castilla Flores et son avocat, cet homme serait davantage exposé à des menaces, des actes d’intimidation ou des agressions étant donné qu’il est obligé de cohabiter avec des prisonniers qui pourraient s’en prendre à lui en raison de son statut de militaire.

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