Écrire Gel des avoirs de plusieurs défenseurs des droits humains

Un tribunal égyptien a confirmé un gel des avoirs prononcé contre cinq défenseurs des droits humains et trois ONG. Ces personnes et organisations pourraient maintenant être poursuivies pour des motifs fallacieux, parmi lesquels l’acceptation de financements illégaux, la participation aux activités de groupes non autorisés et les atteintes à la « sécurité nationale ».
Le 17 septembre, un tribunal du Caire a confirmé la décision de gel des avoirs prononcée contre cinq défenseurs des droits humains et trois organisations de défense des droits humains par des juges enquêtant sur l’enregistrement et le financement des ONG égyptiennes dans le cadre de l’affaire n° 173 de l’année 2011, dite « affaire des financements étrangers ».
La décision du tribunal pénal de Zeinhom vise nommément les personnes suivantes : Hossam Bahgat, journaliste d’investigation ; Gamal Eid, fondateur du Réseau arabe d’information sur les droits humains ; Bahey el Din Hassan, directeur de l’Institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme ; Mostafa al Hassan, directeur du Centre Hisham Moubarak pour le droit ; et Abdel Hafez Tayel, directeur du Centre égyptien pour le droit à l’éducation. Le tribunal a également gelé les avoirs de l’Institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme, du Centre Hisham Moubarak pour le droit et du Centre égyptien pour le droit à l’éducation, mais rejeté les décisions de gel des avoirs d’autres collaborateurs d’ONG et des proches de certains des prévenus.
Les cinq militants visés risquent à présent d’être poursuivis et jugés, tout comme d’autres défenseurs égyptiens des droits humains faisant l’objet de la même enquête. Ils pourraient encourir jusqu’à 25 ans d’emprisonnement et une amende de 500 000 livres égyptiennes (environ 56 300 dollars américains) s’ils sont reconnus coupables d’avoir accepté des fonds en vue de porter atteinte aux « intérêts nationaux », à la « paix », à l’« unité » ou à la « sécurité » du pays.
Le gouvernement égyptien a récemment approuvé un nouveau projet de loi qui limiterait encore plus l’enregistrement, les activités et le financement des ONG. Ce texte, qui doit être promulgué par le président, est actuellement soumis à un contrôle de constitutionnalité.

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