Écrire Il faut mettre fin aux mauvais traitements d’un défenseur des droits humains

Nabeel Rajab, prisonnier d’opinion et défenseur des droits humains, a comparu devant la Cour d’appel le 25 octobre pour la seconde fois afin de faire appel de sa peine de deux ans d’emprisonnement pour des interviews qu’il a données entre 2015 et 2016. Le même jour, il a été transféré dans la prison de Jaww où il a été victime de mauvais traitements.

Nabeel Rajab, prisonnier d’opinion et défenseur des droits humains, a comparu devant la Cour d’appel le 25 octobre pour la seconde audience de son appel le 25 octobre. La prochaine audience a été fixée au 8 novembre. Plus tard le même jour, il a été de nouveau transféré de l’hôpital du ministère de l’Intérieur, situé à al Qalaa et où il se remettait d’une opération, dans la prison de Jaww, à une trentaine de kilomètres au sud de Manama, la capitale de Bahreïn. À son arrivée dans la prison, on a rasé de force les cheveux de Nabeel Rajab, on lui a fait subir une fouille corporelle invasive et ses livres et vêtements ont été confisqués. Cette nuit-là, alors qu’il dormait, les gardiens de prison ont fouillé sa cellule et lui ont fait subir une autre fouille corporelle invasive tout en lui criant dessus. Il est détenu dans la même cellule que celle où il avait purgé une précédente peine de deux ans d’emprisonnement entre 2012 et 2014.

Les proches de Nabeel Rajab ont reçu un appel de la Direction des enquêtes criminelles (CID) qui leur a demandé de venir chercher ses vêtements car il n’en aurait plus besoin, et ont été informés qu’aucune visite familiale ne serait prévue avant mi-décembre.

Le 10 juillet, Nabeel Rajab a été déclaré coupable d’avoir « diffusé des rumeurs et de fausses informations au sujet de la situation interne du royaume risquant de porter atteinte à son prestige et à son statut », en lien avec des interviews télévisées qu’il a données en 2015 et en 2016, et condamné à deux ans d’emprisonnement. Son procès en appel a débuté le 27 septembre. Un second procès au pénal, lié à des tweets et retweets portant sur la guerre au Yémen et sur des allégations d’actes de torture commis à la prison de Jaww, est en cours. La prochaine audience a été ajournée au 19 novembre par la Haute cour criminelle. Si Nabeel Rajab est reconnu coupable, il risque jusqu’à 15 ans de réclusion.

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