Écrire Il faut que les autorités libèrent un jeune militant

Le jeune militant angolais Francisco Mapanda a été inculpé d’outrage à magistrat et jugé de façon sommaire. Il a été condamné à huit mois d’emprisonnement le 28 mars. Plusieurs prisonniers d’opinion ont obtenu récemment une libération conditionnelle en Angola mais Francisco Mapanda continue de purger sa peine à la prison de Comarca de Viana.
Le jeune militant angolais Francisco Mapanda (alias Dago Nível Intelecto) a comparu le 28 mars, après que les jeunes militants surnommés les « 17 d’Angola » ont été déclarés coupables. Il avait affirmé à haute voix que leur « procès [était] une mascarade ». Le juge avait immédiatement lancé une procédure distincte à son encontre ; il l’avait déclaré coupable d’outrage à magistrat (desacato) et condamné à huit mois d’emprisonnement le jour même. Francisco Mapanda avait été emmené sans délai à la prison de Comarca de Viana, où il purge sa peine. Le 5 juillet, la Cour constitutionnelle a examiné le recours extraordinaire formé par l’avocat de Nito Alves dans une affaire extrêmement similaire et a estimé que plusieurs droits garantis par la Constitution avaient été bafoués pendant le procès. Elle a donc ordonné la libération du prévenu. Par ailleurs, la Cour suprême a ordonné la libération des « 17 d’Angola » le 29 juin.
Toute personne a le droit de critiquer les institutions publiques quelles qu’elles soient, y compris les organes relevant des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, ainsi que les représentants de l’État. Le Comité des droits de l’homme, qui veille au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), a appelé les États à ne pas interdire les critiques de ce type. Les représentants de l’État doivent faire preuve d’un plus haut degré de tolérance face à la critique que les personnes privées.
Amnesty International considère Francisco Mapanda comme un prisonnier d’opinion, condamné uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression.

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