Écrire Il faut révéler ou sont les quatre hommes kurdes

Quatre hommes appartenant à la minorité kurde d’Iran sont victimes de disparition forcée depuis leur arrestation les 23 et 24 juin 2017. Les autorités ont refusé de fournir des informations à leurs familles concernant leur sort ou le lieu où ils se trouvent. Les hommes, qui sont tous membres d’une même famille, sont susceptibles d’être victimes d’exécution extrajudiciaire, de torture et d’autres violations des droits humains.
Ramin Hossein Panahi, membre de Komala (Organisation révolutionnaire des travailleurs du Kurdistan), un groupe d’opposition armé, a été arrêté le 23 juin 2017 après avoir pris part à des affrontements armés avec les pasdaran (gardiens de la révolution) à Sanandaj, ville de la province du Kurdistan située au nord-ouest de l’Iran. D’après les informations dont dispose Amnesty International, Ramin Hossein Panahi aurait été blessé au cours de ces affrontements. Sa famille n’a pas été informée du sort qui lui a été réservé ni du lieu où il se trouve, mais elle a appris par une source officieuse que, à la suite de son arrestation, il a dans un premier temps été emmené dans un hôpital durant environ une heure, avant d’être transféré vers un lieu inconnu. Sa famille craint qu’on ne lui refuse les soins médicaux d’urgence dont il a besoin pour ses blessures. Les autorités iraniennes privent fréquemment les prisonniers de l’accès à des soins médicaux adaptés ; il s’agit souvent d’un acte de cruauté intentionnel dans le but de les intimider et de les punir, ou de leur arracher des « aveux » forcés.
Quelques heures après l’arrestation de Ramin Hossein Panahi, les pasdaran ont pris d’assaut le domicile de ses parents, situé dans le village de Qeruchay, près de Sanandaj, et ont arrêté son frère, Afshin Hossein Panahi. Ils ont fait une nouvelle descente à leur domicile le 24 juin et ont arrêté trois autres membres de sa famille : Ahmad Hossein Panahi (son beau-frère) ; Zobeyr Hossein Panahi (un parent éloigné) ; et Anvar Hossein Panahi (son cousin), qui a été relâché depuis. Les informations recueillies par Amnesty International laissent penser qu’aucun de ces hommes n’était impliqué dans les affrontements armés. Depuis leur arrestation, les autorités ont refusé de fournir la moindre information à leurs familles concernant ce qu’il est advenu des trois hommes toujours en détention, ni le lieu où ils se trouvent. Le 10 juillet, la mère de Ramin Hossein Panahi s’est rendue au bureau du ministère du Renseignement à Sanandaj, où des responsables lui ont dit que les pasdaran étaient responsables de son affaire et donc de son arrestation, et que par conséquent, le ministère du Renseignement n’avait rien à voir avec lui. Pourtant, les pasdaran avaient précédemment déclaré à la famille qu’ils l’avaient transféré dans un centre de détention du ministère du Renseignement et qu’il n’était donc plus sous leur responsabilité. Les quatre hommes maintenus en détention sont victimes de disparition forcée, qui est un crime de droit international, et risquent d’être victime d’actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

LE COQ WALLON A DU PLOMB DANS L’AILE

Les milliers d’armes qui sont vendues par la Région wallonne à des pays violant sans le moindre scrupule les droits humains font couler du sang innocent. Cela doit cesser. Signez notre pétition