Écrire Il faut s’occuper des conditions de détention inhumaines

Saeed Shirzad, un prisonnier d’opinion et défenseur des droits humains iranien, a mis fin le 14 janvier à sa grève de la faim de 39 jours, après que les autorités de la prison de Rajai Shahr, à Karaj, lui ont promis à l’oral qu’elles répondraient à ses revendications relatives au traitement inhumain des prisonniers politiques dans la prison. Il a désormais besoin de soins médicaux spécialisés.
Saeed Shirzad, un défenseur des droits humains condamné à cinq ans d’emprisonnement, s’est cousu les lèvres et a entamé le 7 décembre 2016 une grève de la faim pour protester contre ce qu’il décrit dans une lettre aux autorités judiciaires comme « la mort à petit feu des prisonniers » dans la prison de Rajai Shahr dans la ville de Karaj, aux environs de Téhéran, la capitale. Cette lettre énumérait les raisons de cette grève de la faim, notamment : la privation de soins médicaux ; les coups ; les traitements dégradants imposés par les responsables de l’administration pénitentiaire à l’égard des prisonniers et de leurs familles lors des visites, par le biais de fouilles corporelles intrusives et abusives ; et la mauvaise circulation de l’air due au fait que les fenêtres de la cellule 12, section 4, où les prisonniers politiques sont détenus, sont couvertes par des plaques de métal. Le 14 janvier, Saeed Shirzad a mis fin à sa grève de la faim de 39 jours après avoir rencontré le procureur adjoint de la prison (Dadyar-e Zendan), et que ce dernier lui a promis de répondre à ses revendications. La santé de Saeed Shirzad s’est détériorée pendant sa grève de la faim. Il a été transféré à l’hôpital le 12 janvier lorsque sa pression artérielle a atteint un niveau dangereusement bas et qu’il a perdu connaissance. Il a perdu près de 10 kilos et souffre de faiblesse musculaire, de palpitations et de douleurs aux reins, à la poitrine et à l’estomac.
Le 4 janvier, un groupe de prisonniers politiques a écrit une lettre de soutien à Saeed Shirzad, dénonçant l’absence de réponse de la part des autorités aux conditions de détention inhumaines. Les doléances qui reviennent le plus souvent sur la situation à la prison de Rajai Shahr concernent notamment : l’indifférence délibérée des autorités pénitentiaires aux besoins médicaux des prisonniers ; leur refus de transférer les prisonniers gravement malades vers des hôpitaux extérieurs à la prison ; les longues périodes sans eau chaude pour se laver ; le manque d’espace ; la mauvaise ventilation ; les conditions insalubres ; les coins cuisine infestés d’insectes ; les produits de nettoyage insuffisants ; et les maigres rations de nourriture (de mauvaise qualité). On estime que ces conditions rendent les prisonniers vulnérables aux infections et à diverses maladies respiratoires et de la peau. Les informations recueillies sur la prison de Rajai Shahr à Karaj révèlent également une pratique bien établie de la part des gardes qui frappent, insultent ou harcèlent sexuellement les prisonniers politiques, en particulier lors des transferts entre la prison et l’hôpital ou le tribunal.

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