Écrire Incursion paramilitaire dans des zones humanitaires

Les habitants du bassin du fleuve Jiguamiandó ont signalé la présence de groupes paramilitaires sur leur territoire. L’augmentation de l’activité paramilitaire dans ces zones humanitaires met en danger la population indigène et afro-colombienne qui y réside.
Le 15 mars, la Commission Justice et paix, une ONG de défense des droits humains, a signalé la présence de 40 membres du groupe paramilitaire Autodefensas Gaitanistas de Colombia (AGC) dans l’exploitation agricole de Santa Rosa, dans le département du Chocó (nord-ouest de la Colombie). D’après cette ONG, ces personnes ont occupé l’exploitation pendant deux jours. Depuis le 8 mars, la Commission signale que des groupes paramilitaires harcèlent les communautés du bassin du fleuve Jiguamiandó, les intimidant par leur présence, menaçant leurs dirigeants et réaffirmant leur intention de prendre le contrôle du territoire. Bien que la Commission interaméricaine des droits de l’homme et la Cour constitutionnelle de Colombie aient pris des mesures de protection en faveur des zones humanitaires de la réserve d’Urada Jiguamiandó, de Pueblo Nuevo et de Nueva Esperanza, la situation ne s’est pas améliorée, et va même en s’aggravant depuis le début du mois de mars.
La présence des paramilitaires a été signalée par les habitants de la réserve humanitaire. Ceux-ci ont informé la Commission Justice et paix qu’ils étaient actuellement entourés par des membres de ce groupe armé illégal dans les zones suivantes : La Mina, La Selva, El Tamboral, El Chorro, Canalón, La Dominga et l’exploitation agricole d’Abracharia, près du bassin du Jiguamiandó. Selon les informations reçues par Amnesty International, les habitants afro-colombiens des zones humanitaires de Pueblo Nuevo et de Nueva Esperanza ont également signalé la situation au Médiateur, mais ont confirmé que les pouvoirs publics n’avaient toujours pas réagi, et ont mis en garde contre le risque de déplacements collectifs. Les habitants indiquent que l’absence de l’État a permis aux groupes armés de circuler sur leur territoire. Depuis le 8 mars, des dirigeants du territoire ont signalé à la Commission qu’ils avaient reçu des menaces de ces groupes paramilitaires. Le dirigeant indigène Argemiro Bailarín, membre du conseil local (cabildo mayor) de la réserve d’Urada Jiguamiandó Embera, a ainsi appris qu’il était visé par un projet d’assassinat en raison des activités qu’il mène pour défendre ce territoire collectif. D’autres dirigeants de zones humanitaires tels que Manuel Denis Blandón, Melkin Romaña, Erasmo Sierra et Benjamín Sierra ont également reçu des menaces et craignent pour leur intégrité physique.

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