Écrire Inquiétudes croissantes pour des réfugies détenus

Deux réfugiés palestiniens, Ali Fares et Mohammed Fares, et un réfugié syrien, Abdalsalam Sakal, sont détenus en Turquie depuis le 22 septembre, et on les a une nouvelle fois empêchés de rencontrer un avocat le 16 octobre. Le 20 octobre, les autorités ont empêché la mère de Mohammed Fares de le voir et ont déclaré qu’il n’était pas retenu au centre pour étrangers en instance d’expulsion d’Erzurum.
Le 16 octobre, le responsable de la section d’Erzurum de l’ONG Association turque pour la défense des droits humains (?HD), accompagné d’un avocat, se sont rendus au centre pour étrangers en instance d’expulsion d’A ?kale, à Erzurum, dans l’est de la Turquie, pour rencontrer Ali Fares, Mohammed Fares et Abdulsalam Sakal, qui sont menacés d’expulsion. Les agents du centre ont reconnu que les hommes s’y trouvaient, mais n’ont pas autorisé l’avocat à les rencontrer, au motif qu’il fallait l’autorisation de la Direction générale de la gestion des migrations. Le 20 octobre, des agents du centre n’ont pas autorisé la mère de Mohammed Fares à rendre visite à son fils, et ont nié qu’il y était détenu. Les conditions dans lesquelles ces hommes sont détenus s’apparentent à une détention au secret, en violation du droit turc et du droit international relatif aux droits humains.
C’est la deuxième fois que le droit des trois réfugiés de consulter un avocat est bafoué depuis leur arrestation le 22 septembre. Le 2 octobre, une avocate du Centre pour les droits des réfugiés, une ONG, s’est rendue au centre pour étrangers en instance d’expulsion de Kumkap ?, à Istanbul, où se trouvaient les trois hommes, mais elle n’a pas été autorisée à les voir. Le lendemain matin, ces derniers lui ont téléphoné pour l’informer qu’ils allaient être conduits au centre d’Erzurum.
Le droit des réfugiés et des demandeurs d’asile de consulter un avocat et de recevoir la visite de leurs familles est inscrit dans la Loi sur les étrangers et la protection internationale. L’article 59/1-b dispose que l’étranger doit être autorisé à et se voir proposer la possibilité de recevoir la visite de ses proches, d’un notaire, de son représentant légal et d’un avocat, et avoir accès à des services téléphoniques. On peut lire, par ailleurs, à l’article 68/8 : « Toute personne soumise à une détention administrative se verra accorder la possibilité de rencontrer un représentant légal, un avocat, un notaire ou un agent du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. »

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