Écrire Inquiétudes croissantes pour la santé d’un militant de premier plan

Le prisonnier d’opinion Nabeel Rajab est détenu à l’isolement depuis neuf mois et les inquiétudes relatives à l’effet de cette situation sur sa santé et son bien-être sont grandissantes. Le 22 mars, son procès faisant suite à des commentaires publiés sur Twitter a été de nouveau reporté et reprogrammé pour le 17 mai. Il fait également l’objet d’un autre procès pour des charges distinctes, liées à des interviews télévisées qu’il a données en 2015 et 2016.
Le 22 mars, le procès de Nabeel Rajab devant la Haute Cour criminelle de Bahreïn à Manama, la capitale, a été remis au 17 mai. Cette juridiction a reporté son jugement à plusieurs reprises depuis octobre 2016, date à laquelle elle devait initialement le prononcer. Nabeel Rajab est actuellement jugé en raison de commentaires qu’il a publiés et fait suivre sur son compte Twitter, qui portaient sur la guerre au Yémen et sur des allégations faisant état d’actes de torture commis à la prison de Jaww à la suite d’une mutinerie survenue en mars 2015. S’il est déclaré coupable, il risque jusqu’à 15 ans d’emprisonnement. Cet homme est un prisonnier d’opinion.
Depuis son arrestation en juin 2016, Nabeel Rajab est détenu à l’isolement au poste de police de Riffa Ouest, au sud-ouest de Manama. Son état de santé reste fragile. Il souffre de plusieurs problèmes médicaux, dont un rythme cardiaque irrégulier (arythmie). Amnesty International s’inquiète de l’effet de son isolement sur sa santé et son bien-être. Depuis plus de neuf mois, les cellules voisines de la sienne sont délibérément laissées vides pour qu’il soit privé de toute interaction humaine. Un tel isolement prolongé constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant qui pourrait s’apparenter à de la torture.
Nabeel Rajab est également jugé dans une autre affaire concernant des interviews télévisées qu’il a données en 2015 et 2016. La quatrième audience de ce procès a eu lieu le 7 mars. Les demandes de libération déposées par ses avocats ont été rejetées. La prochaine audience doit avoir lieu le 3 mai. S’il est déclaré coupable, il encourt une peine supplémentaire de trois ans de prison.
Nabeel Rajab est par ailleurs poursuivi en raison de deux articles publiés en son nom, l’un dans le New York Times en septembre 2016 et l’autre dans Le Monde en décembre 2016. L’interdiction de voyager prononcée à son encontre en juillet 2015 est toujours en vigueur.

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