Écrire L’état de santé d’un militant handicapé se dégrade

Le militant et enseignant G. N. Saibaba, qui est paralysé, continue d’être privé, à la prison centrale de Nagpur, des soins médicaux dont il a besoin, malgré les appels lancés par sa famille. Il a été déclaré coupable le 7 mars 2017 au titre d’une loi antiterroriste draconienne, et sa vie est en danger s’il ne reçoit pas immédiatement les soins médicaux dont il a besoin.
G. N. Saibaba a été conduit à l’hôpital pour une visite médicale le 2 avril 2018 par les autorités pénitentiaires. Sa femme n’a reçu aucune information au sujet de cette visite, et on l’a empêchée de le voir et de rencontrer son médecin. Le 27 mars, sa femme a déposé un recours devant la Commission nationale des droits humains pour qu’elle se renseigne sur l’état de santé de G. N. Saibaba et pour obtenir son transfert dans une prison d’une autre ville où les hôpitaux sont mieux équipés et où il pourra être soutenu par ses proches.
G N Saibaba a été déclaré coupable de plusieurs infractions, notamment d’« activités illégales », de conspiration en vue de commettre des « actes terroristes » et d’« appartenance à une organisation terroriste ». Le 7 mars 2017, il a été condamné à la réclusion à perpétuité. Sa condamnation est essentiellement basée sur des documents et des vidéos qui selon le tribunal prouvaient qu’il était membre d’une organisation de premier plan du Parti communiste indien (maoïste), parti interdit. Amnesty International pense que les charges retenues contre G. N. Saibaba ont été forgées de toutes pièces et que son procès n’était pas conforme aux normes internationales d’équité des procès.
G. N. Saibaba est paralysé des deux jambes à la suite d’une poliomyélite, et il a besoin d’un fauteuil roulant. On lui a également diagnostiqué une pancréatite aigüe et des problèmes de rachis qui l’empêchent d’utiliser correctement son épaule et sa main gauches. Il souffre aussi d’une pathologie cardiaque et d’hypertension. Son état de santé s’est fortement dégradé à la suite de son arrestation et de son incarcération dans la prison centrale de Nagpur, à Maharashtra. Sa femme a signalé qu’il souffre de douleurs aigües et qu’il s’est évanoui trois fois dans sa cellule depuis sa condamnation. Dans une lettre récente, il a dit qu’il a des douleurs à l’abdomen et dans la main gauche, qu’il a de maux de tête, et qu’il souffre énormément quand il satisfait des besoins naturels élémentaires tels que la miction. Il a indiqué que le fait même d’écrire une lettre est très douloureux et qu’il n’y arrive que très difficilement.
Les autorités de la prison n’ont pas fourni aux proches de G. N. Saibaba les informations nécessaires sur l’évolution de son état de santé, malgré leurs demandes répétées de renseignements. Une audience portant sur la requête déposée l’an dernier aux fins d’obtenir une libération sous caution, dans l’attente d’un recours en appel, du fait du mauvais état de santé de G. N. Saibaba, doit avoir lieu la semaine prochaine.

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