Écrire L’état de santé d’un Tatar de crimée emprisonné se dégrade et met sa vie en danger

Le Tatar de Crimée Edem Bekirov est incarcéré à Simferopol depuis qu’il a été arrêté par les forces de sécurité le 12 décembre 2018. En fauteuil roulant, il souffre de graves problèmes de santé qui nécessitent des soins médicaux spécialisés et qui ne sont pas dispensés au centre de détention. À l’issue de sa dernière visite le 24 mai, son avocat a signalé une grave détérioration de l’état de santé d’Edem Bekirov, suscitant des inquiétudes pour sa vie.

Edem Bekirov est membre de la minorité ethnique des Tatars de Crimée en Ukraine. Une partie de sa famille vit toujours sur la péninsule de Crimée, que la Russie a annexée et occupe depuis 2014. Le 12 décembre 2018, alors qu’Edem Bekirov rendait visite à sa mère et à des proches en Crimée, les forces de sécurité russes l’ont arrêté. Après son arrestation, il a été soumis à un traitement inhumain et dégradant, a été privé de soins médicaux, de nourriture et d’eau pendant deux jours, et a vu son droit à un procès équitable bafoué. Il a été accusé de possession et de transfert d’explosifs et de munitions. En Russie, les organes chargés de l’application des lois utilisent fréquemment ces accusations pour s’en prendre à des citoyens de manière arbitraire, particulièrement dans le cadre de poursuites motivées par des considérations politiques. Edem Bekirov continue de clamer son innocence.
Depuis le début de l’occupation et de l’annexion illégale de la Crimée par la Fédération de Russie en 2014, Amnesty International a dénoncé la persécution systématique de la communauté des Tatars de Crimée par les autorités russes (voir le rapport intitulé In the dark : The silencing of dissent). Le cas d’Edem Bekirov, ainsi que celui d’autres Tatars de Crimée, a retenu l’attention de la communauté internationale et a été évoqué publiquement par des organismes internationaux comme le Conseil de l’Europe et l’Union européenne

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