Écrire La condamnation de prisonniers d’opinion confirmée

Le 20 janvier, le tribunal régional de la ville d’Atyrau a confirmé la condamnation à cinq ans d’emprisonnement des défenseurs des droits humains et prisonniers d’opinion Max Bokaïev et Talgat Aïan, en raison de leur participation à l’organisation de manifestations pacifiques et de leurs commentaires sur les réseaux sociaux. Le 3 février, ils seront transférés dans une colonie pénitentiaire, située à 1 500 km de leur lieu de résidence, pour y purger leur peine.

La peine de cinq ans d’emprisonnement infligée aux défenseurs des droits humains et prisonniers d’opinion Max Bokaïev et Talgat Aïan a été confirmée par la chambre d’appel du tribunal régional de la ville d’Atyrau, dans l’ouest du Kazakhstan, le 20 janvier. L’avocat de Talgat Aïan a déposé un recours auprès de la Cour suprême du pays.

Alors même que le droit du Kazakhstan prévoit que les personnes condamnées doivent purger leur peine à proximité de leur lieu de résidence, Max Bokaïev et Talgat Aïan ont été transférés le 28 janvier dans un centre de détention provisoire d’Aktobe, situé à plus de 500 km d’Atyrau, la ville où ils habitent. L’avocat de Talgat Aïan a indiqué que, le 3 février, les deux hommes seraient transférés dans une colonie pénitentiaire de Petropavlovsk, dans le nord du pays. Cette ville est située à 1 500 km d’Atyrau, et il n’existe pas de liaison ferroviaire ni aérienne directe entre les deux villes.

Max Bokaïev et Talgat Aïan n’ont pas été informés à l’avance de leur transfert à Petropavlovsk, et ne sont pas suffisamment vêtus pour l’hiver dans le nord du Kazakhstan, où les températures peuvent baisser jusqu’à -20 °C. Leurs proches se sont dits préoccupés par les conditions de détention et l’état de santé de Max Bokaïev et de Talgat Aïan depuis leur arrestation.

Max Bokaïev et Talgat Aïan ont été arrêtés le 17 mai 2016 parce qu’ils avaient déclaré publiquement, au moyen de commentaires publiés sur les réseaux sociaux, qu’ils avaient l’intention de participer aux manifestations prévues pour le 21 mai, et encouragé d’autres personnes à faire de même. Ils étaient depuis maintenus en détention. Leur procès, qui s’est ouvert le 12 octobre, n’a pas été conforme aux normes d’équité. Le 28 novembre, ils ont été déclarés coupables d’« incitation à la discorde sociale, nationale, clanique, raciale, entre les classes ou religieuse » (article 174 du Code pénal), de « diffusion de fausses nouvelles » (article 274) et d’avoir organisé des manifestations et des réunions non autorisées (article 400).

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