Écrire La date du nouveau procès d’un dirigeant de l’opposition bahreïnite a été fixée

Le 17 octobre, la Cour de cassation a rejeté la décision de la Cour d’appel de prolonger la peine de prison du dirigeant d’opposition Ali Salman de quatre à neuf ans, et a ordonné qu’il soit rejugé devant la Cour d’appel. Son nouveau procès doit s’ouvrir le 6 novembre.
Le 17 octobre, la Cour de cassation de Manama, la capitale de Bahreïn, a rejeté la décision prononcée par la Cour d’appel contre le dirigeant de l’opposition Ali Salman, qui faisait passer la durée de sa peine de prison de quatre à neuf ans. La Cour de cassation s’est appuyée sur le fait que les extraits enregistrés de discours d’Ali Salman ne constituaient pas des éléments de preuve suffisants contre lui et que les enregistrements auraient dû être présentés dans leur version intégrale à la cour. À toutes les étapes du procès, ses avocats ont déploré devant la cour que les extraits de ses discours qui ont été présentés à titre de preuve aient été sortis de leur contexte, et ont demandé que la cour puisse les entendre dans leur intégralité, y compris les passages relatifs à la nature non violente des revendications de son parti. Il est prévu que le nouveau procès s’ouvre le 6 novembre devant la Cour d’appel. Cet homme est un prisonnier d’opinion et est maintenu en détention à la prison de Jaw.
Ali Salman est le secrétaire général d’Al Wefaq [Société islamique nationale], principal parti d’opposition à Bahreïn. Il a dans un premier temps été condamné le 16 juin 2015 par la Haute Cour criminelle de Manama, à l’issue d’un procès inique, à quatre ans de prison pour plusieurs accusations, parmi lesquelles « insultes publiques envers le ministère de l’Intérieur » et « appel public à enfreindre la loi ». Le tribunal l’avait acquitté du chef d’accusation d’« incitation à promouvoir la réforme du système politique par la force, la menace ou d’autres moyens illégaux », décision dont le parquet a fait appel. Ces accusations sont liées à des discours qu’il a prononcés en 2012 et 2014, notamment lors de l’assemblée générale de son parti, au cours de laquelle il a réaffirmé que l’opposition était déterminée à prendre le pouvoir à Bahreïn par des moyens pacifiques, afin de mettre en œuvre les réformes réclamées par la population lors du soulèvement de 2011 et d’amener les responsables présumés de violations des droits humains à rendre des comptes. Il a également souligné le besoin d’égalité pour tous les Bahreïnites. Le 30 mai 2016, la Cour d’appel de Manama a confirmé sa condamnation et a augmenté la durée de sa peine, annulant ainsi son acquittement précédent. Sa procédure d’appel a été caractérisée par des irrégularités, notamment des atteintes au droit de disposer de suffisamment de temps et de ressources matérielles pour préparer une défense.

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