Écrire La demande de libération sous caution d’un membre de l’opposition n’a toujours pas été examinée par un juge.

La demande de libération sous caution déposée par les avocats de Paulin Makaya, un membre de l’opposition politique, n’a toujours pas été examinée par un juge d’instruction de la haute cour de Brazzaville. Inculpé pour plusieurs infractions, cet homme se trouve en détention provisoire à la prison centrale de Brazzaville depuis le 1er décembre 2015.

Le 2 décembre 2015, les avocats de Paulin Makaya ont soumis une demande de libération sous caution au juge d’instruction de la haute cour de Brazzaville. Cette requête n’a toujours pas été examinée, alors que le Code de procédure pénale congolais dispose que le juge a cinq jours pour parvenir à une décision lorsqu’une demande de libération sous caution lui est soumise, et qu’un rappel à ce propos lui a été communiqué le 11 décembre 2015. Il se trouve toujours en détention à la prison centrale de Brazzaville.

Paulin Makaya, président du parti politique Unis pour le Congo (UPC), a été arrêté par des policiers le 23 novembre 2015 alors qu’il était au bureau du procureur général auprès de la haute cour de Brazzaville. Il s’y trouvait en compagnie de son avocat et avait répondu à une convocation aux fins d’interrogatoire dans le cadre d’une enquête.

Il a été maintenu en garde à vue au commissariat central de Brazzaville du 23 novembre au 1er décembre 2015, sans être présenté à un juge ni inculpé. Il a par ailleurs été interrogé à plusieurs reprises en l’absence de son avocat. Son épouse n’a pas été autorisée à lui rendre visite ni à lui apporter de la nourriture le premier jour de sa détention.

Le 1er décembre 2015, Paulin Makaya a été présenté devant le procureur général, puis devant un juge d’instruction de la haute cour de Brazzaville. Il a été inculpé d’incitation au trouble de l’ordre public pour avoir participé à une manifestation le 20 octobre 2015 et tenté de s’emparer du pouvoir par des moyens illégaux, de détention illégale d’armes de guerre et de complicité d’incendie volontaire de bâtiments publics.

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