Écrire La détention de Malek Adly renouvelée pour 15 jours

Le 1er juin, un tribunal du Caire a renouvelé la détention du prisonnier d’opinion, Malek Adly, pour 15 jours. L’avocat spécialiste des droits humains est en mauvaise santé, a été maltraité et est maintenu en détention à l’isolement. Il fait partie des centaines de personnes arrêtées au lendemain des manifestations qui ont eu lieu au Caire le 25 avril.
D’après une lettre rédigée le 19 mai que sa femme a envoyée au Conseil national des droits humains, lors de sa dernière audience le 18 mai, Malek Adly a expliqué au parquet de Shubra al Khaimah les mauvaises conditions de détention dans lesquelles il est maintenu depuis son arrestation. Son avocat a également confirmé ces informations à Amnesty International. Malek Adly a dit avoir été transféré à l’infirmerie de la prison quatre fois en raison de son hypertension et s’être vu refuser les médicaments qu’il prend en temps normal, « ce qui a entraîné une détérioration de son état de santé ». Il a indiqué qu’il vomissait constamment et qu’il avait des difficultés à respirer. Environ 17 agents sont entrés dans la cellule de Malek Adly lorsqu’il était malade et l’ont forcé à prendre des médicaments dont il ignore la nature et lui ont fait une injection de force. Il est obligé de dormir à même le sol, n’a pas reçu une alimentation et de l’eau en quantité suffisante et a porté les mêmes vêtements pendant 13 jours après son arrestation. Il n’a été autorisé à recevoir la visite de sa famille que le 19 mai, bien que la loi égyptienne autorise les visites au terme des 11 premiers jours de détention. Il est détenu à la prison de Tora, au Caire.
Le tribunal de Shubra al Khaimah a également refusé de permettre aux avocats de la défense de finir leur plaidoirie et a demandé à ce que Malek Adly soit sorti de la salle avant la fin de l’audience. Ses avocats ont quitté l’audience en signe de protestation. Malek Adly fait partie d’un groupe de plusieurs avocats qui ont engagé des poursuites contre un accord sur la cession de deux îles en mer Rouge à l’Arabie saoudite. Les avocats avaient affirmé que cette cession était anticonstitutionnelle.

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