Écrire La famille d’un défenseur des droits humains détenu est en danger

La famille d’Emir-Usein Kuku, un Tatar de Crimée défendant les droits humains, fait l’objet de menaces et de manœuvres de harcèlement en vue d’intimider le militant. Après l’arrestation d’Emir-Usein Kuku, son fils a été menacé par un homme qui a affirmé travailler pour les services de sécurité russes. Les autorités de facto de Crimée ont accusé Emir-Usein Kuku de ne pas avoir été capable de protéger son fils et ont ouvert une procédure qui pourrait lui retirer sa garde.

Emir-Usein Kuku est un défenseur des droits humains et un membre important de la communauté des Tatars de Crimée de la région de Yalta, dans le sud de la Crimée. Après l’occupation de la Crimée par la Russie en 2014, il a rejoint le Groupe de contact de Crimée pour les droits de l’homme. Il a dénoncé le fait que des membres du Service fédéral de sécurité russe (FSB) ont, à plusieurs reprises, essayé de le recruter en tant qu’informateur. Face à son refus, le FSB a fait deux descentes à son domicile. En février 2016, il a été arrêté pour des accusations infondées selon lesquelles il faisait partie du groupe Hizb ut-Tahrir, un mouvement islamiste considéré comme « extrémiste » et interdit en Russie, mais pas en Ukraine. Emir-Usein Kuku nie être lié d’une quelconque manière à ce mouvement. Il est actuellement en détention provisoire.

Un agent du FSB a rendu visite à Emir-Usein Kuku pendant sa détention peu de temps après son arrestation et a essayé de le recruter à nouveau. Il a refusé et sa famille a alors été harcelée. Le 2 mars et au moins une autre fois, un homme a abordé le fils de neuf ans d’Emir-Usein Kuku, Bekir Kuku, à l’école alors qu’aucun adulte n’était présent. L’homme a dit à Bekir Kuku qu’il travaillait pour le FSB et que son père allait « croupir en prison » parce qu’il ne coopérait pas. Le 3 mars, Meriem Kuku, la mère de Bekir Kuku a signalé cet échange à la police locale. Sa plainte a été enregistrée mais elle n’a jamais eu de nouvelles des avancées de l’enquête.

Au lieu de cela, un inspecteur de police chargé des affaires juvéniles a informé Meriem Kuku le 26 septembre qu’une enquête avait été ouverte par le Comité d’enquête (chargé des enquêtes sur les délits graves) sur Emir-Usein Kuku qui est accusé de ne pas avoir été capable de protéger son fils face à des inconnus. Meriem Kuku craint que cela conduise à l’ouverture d’une action en justice contre la famille et que les autorités de facto lui retirent la garde officielle de son fils. Ses craintes se sont renforcées lorsque l’inspecteur de police chargé des affaires juvéniles a essayé à plusieurs reprises d’interroger Bekir Kuku à l’école sans la présence d’un adulte.

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