Écrire La garde nationale s’en prend à un centre d’accueil pour migrants

Depuis que la Garde nationale a été déployée au Mexique pour s’occuper de problèmes liés à la migration, Amnesty International a observé des comportements préoccupants qui pourraient mettre en danger les droits des personnes migrantes, des personnes réfugiées, des personnes en quête d’asile et des défenseur·e·s des droits humains.

Le 23 juin, six agents ont tenté de mener une descente, sans mandat ni motif juridiquement valable, dans le centre d’accueil pour migrants CAME, dans l’État de Sonora (nord du Mexique), et harcelé des défenseur·e·s des droits humains qui y travaillaient.

Il est urgent de mettre fin à une situation qui menace les droits les personnes qui travaillent dans les centres d’accueil pour migrants dans tout le pays, ou qui y reçoivent une protection.

Le 30 mai 2019, le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé que les États-Unis imposeraient des droits de douane de 5 % sur tous les produits en provenance du Mexique si le flux migratoire à la frontière sud des États-Unis n’était pas endigué. Cette annonce a entraîné une série de négociations bilatérales qui se poursuivent à ce jour, et dans le cadre desquelles les États-Unis continuent de menacer d’augmenter les droits de douane au cours des mois à venir si le flux de migrants arrivant à la frontière américano-mexicaine ne diminue pas.

Quelques jours après l’annonce du président des États-Unis, les autorités mexicaines ont mis en œuvre une série de mesures destinées à dissuader les personnes migrantes et en quête d’asile d’entrer par la frontière sud du Mexique. Elles ont notamment procédé à des arrestations de grande ampleur et expulsé au moins 400 migrants, en violation du droit mexicain et du droit international.

Le 6 juin, le gouvernement mexicain a déployé 6 000 agents de la Garde nationale à la frontière sud du Mexique pour faire face à l’entrée des migrants et des demandeurs d’asile.
Des médias mexicains ont également signalé que plus de 15 000 membres de différentes forces de sécurité, notamment de la Garde nationale, ont été déployés à la frontière entre le Mexique et les États-Unis pour empêcher des gens d’atteindre la frontière et de la traverser.

Le gouvernement a publiquement confirmé que la Garde nationale peut arrêter des migrants sans papiers aux frontières nord et sud du Mexique afin de réduire le flux de migrants, et les remettre à l’Institut national de la migration (INM).

Ce n’est pas la première fois que des défenseurs des droits humains sont interrogés ou traités comme des criminels en raison du travail qu’ils effectuent au Mexique. Nous sommes préoccupés par le fait que ces agissements risquent de se multiplier au Mexique, car nous avons observé que les défenseurs des droits des migrants sont de plus en plus souvent incriminés aux États-Unis.

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 400 000 à 500 000 personnes en situation irrégulière arrivent chaque année au Mexique en franchissant sa frontière méridionale, et au moins la moitié de ces personnes pourraient avoir besoin d’une protection internationale en tant que réfugiés. Nombre de ces personnes viennent du Salvador, du Honduras et du Guatemala, qui font partie des pays les plus dangereux au monde, en raison de la violence qui y règne et de l’incapacité des autorités de leur pays à protéger la population.

J'agis

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Monsieur le Président,

Nous avons reçu des informations signalant que le 23 juin 2019, six membres de la Garde nationale ont tenté d’effectuer une descente, sans mandat ni motif juridiquement valable, dans le centre d’accueil pour personnes migrantes Centro de Atención al Migrante Exodus (CAME) à Agua Prieta, dans l’État de Sonora. Ils ont aussi harcelé les défenseur·e·s des droits humains qui y travaillaient.

Nous vous demandons d’ordonner le retrait immédiat des tâches en matière de migration qui ont été confiées la Garde nationale, et de veiller à la protection de tous les droits des personnes migrantes et en quête d’asile sur le territoire mexicain, et des défenseur·e·s des droits humains qui veillent à leur sécurité.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

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