Écrire Le dessinateur humoristique détenu doit être libéré immédiatement

Ramón Esono Ebalé, un dessinateur humoristique et militant équato-guinéen, a passé près de cinq mois en prison. Il est en détention provisoire, en attendant que la date de son procès soit fixée. Il a été inculpé de faux monnayage mais a toujours nié ces accusations.

Le 16 février, le dessinateur humoristique et militant équato-guinéen Ramón Esono Ebalé aura passé cinq mois en détention provisoire. Il a été arrêté le 16 septembre 2017 à Malabo, la capitale, et interrogé au sujet des dessins à travers lesquels il critiquait le président Teodoro Obiang et son gouvernement. Ces dessins ont été diffusés sur Internet. Ramón Esono Ebalé n’a été informé qu’il avait été inculpé de faux monnayage le 7 décembre 2017, alors qu’il était déjà détenu depuis trois mois. Il nie les accusations portées contre lui et clame son innocence.

Il se trouve actuellement en détention provisoire à la prison de Black Beach, à Malabo. La date de son procès n’a pas encore été fixée.

Le 31 janvier, le rapporteur spécial sur la liberté d’opinion et l’accès à l’information nommé par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, Lawrence Mute, a envoyé une lettre au président équato-guinéen. Il a fait part de ses préoccupations quant aux allégations concernant l’arrestation et le placement en détention provisoire de Ramón Esono Ebalé. Il a demandé des éclaircissements à ce sujet et a indiqué que les mesures en question pouvaient constituer une violation de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Malgré les rudes conditions de vie à la prison de Black Beach, Ramón Esono Ebalé garde le moral. Il a déclaré : « Je souhaite remercier toutes les personnes qui continuent à se battre en espérant que je sois libéré, sachant que je n’ai rien fait pour me retrouver dans cette situation. J’ai encore l’espoir de présenter #218Empire [mon nouveau travail] à Vienne, comme prévu, et de vivre le rêve équato-guinéen d’être à la hauteur des autres nations en faisant la seule chose que je sache faire : DESSINER. Je ne baisserai pas les bras. Je ne suis pas né avec le monde à mes pieds. Je suis né du bonheur de ma mère. Et aujourd’hui, je vis pour dessiner au nom de mon peuple. Merci. »

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