Écrire Le fondateur d’un site internet arrêté pour « incitation à la subversion »

Liu Feiyue, fondateur et administrateur de Civil Rights and Livelihood Watch, site internet consacré aux droits humains et basé dans la province du Hubei, a été formellement arrêté pour « incitation à la subversion de l’État ». N’ayant pas accès à un avocat, il risque de subir des actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.

Le 23 décembre 2016, le parquet de la ville de Suizhou a approuvé l’arrestation formelle de Liu Feiyue pour « incitation à la subversion de l’État ». La notification écrite indiquant où se trouve Liu Feiyue et les circonstances de son arrestation n’a été rendue publique que le 10 janvier, lorsque l’organisation pour les droits humains Chinese human rights defenders l’a publiée sur son site Internet. Liu Feiyue se trouve actuellement au Centre de détention de la ville de Suizhou, dans la province du Hubei.

Après l’annonce de l’arrestation formelle de Liu Feiyue, l’avocat de celui-ci a tenté plusieurs fois de lui rendre visite dans le centre de détention. Cependant, le personnel du centre a pour l’instant rejeté toutes ses demandes, sans donner aucune raison. Les proches de Liu Feiyue sont injoignables et, selon son avocat, la police leur a ordonné de ne divulguer aucune information concernant la situation dans laquelle se trouve Liu Feiyue. Le précédent avocat de Liu Feiyue avait également subi des pressions de la part des autorités et avait été forcé de mettre fin à sa participation à cette affaire.

On est sans nouvelles de Liu Feiyue depuis le 17 novembre, lorsqu’il a envoyé un SMS dans lequel il disait que des agents chargés de la Sûreté de l’État l’avaient emmené dans un village inconnu. Le lendemain, des agents de la Sécurité publique ont effectué une descente à son domicile et ont confisqué ses ordinateurs, des documents imprimés et d’autres effets personnels.

Le site Internet « Civil Rights and Livelihood Watch » dénonce les violations des droits humains dont sont victimes les membres de la population locale en Chine, en particuliers les personnes qui ont perdu leur foyer à cause d’expulsions forcées et qui demandent réparation au gouvernement. Le site publie et partage également des déclarations d’autres militants sur les détentions de défenseurs des droits humains et demande leur libération.
Par le passé, des agents de la Sûreté de l’État avaient déjà assigné Liu Feiyue à résidence et l’avaient déjà emmené pour des « voyages forcés » lors de périodes sensibles d’un point de vue politique, notamment pendant la session annuelle de l’Assemblée populaire nationale en mars, et à l’approche de la commémoration de la répression de Tiananmen le 4 juin.
L’incarcération de Liu Feiyue n’est que l’exemple le plus récent de la répression mise en place dernièrement à l’encontre des défenseurs des droits humains et des personnes associées aux sites Internet qui dénoncent le sort réservé aux militants de terrain en Chine.

On est sans nouvelles de l’avocat spécialiste des droits humains Jiang Tianyong depuis le 21 novembre, date à laquelle il devait prendre le train pour rentrer chez lui à Pékin. Il rentrait de Changsha, dans la province du Hunan, après avoir rendu visite à la femme de Xie Yang, un avocat spécialiste des droits humains actuellement en détention. D’après une notification du Bureau de la Sécurité publique de Changsha reçue par son beau-père le 23 décembre, Jiang Tianyong a été placé en « résidence surveillée dans un lieu désigné » au motif qu’il est soupçonné d’« incitation à la subversion de l’État » (voir l’Action urgente ASA 17/5421/2017 pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/fr/documents/asa17/5421/2017/fr/. )

Huang Qi, créateur du site Internet « 64 Tianwang » consacré aux droits humains et basé au Sichuan, a été emmené par des agents de la Sécurité publique le soir du 28 novembre. Huang Qi a été formellement arrêté pour « divulgation de secrets d’État », comme écrit dans la notification du Bureau de la sécurité publique de Mianyang reçue par sa famille le 16 décembre, soit deux semaines après que l’homme eût été porté disparu. (Voir l’Action urgente ASA 17/5410/2017 pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/fr/documents/asa17/5410/2016/fr.)

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