Écrire Le leader d’une minorité religieuse arrêté

Mohamed Fali, président de la communauté religieuse des Ahmadis, a été arrêté en Algérie le 28 août. Le 6 septembre, il a été jugé devant le tribunal de première instance d’Ain Tedles, pour des accusations découlant de la pratique pacifique de sa foi. Le tribunal rendra son verdict le 13 septembre. Mohamed Fali est un prisonnier d’opinion.

Le 28 août, la police a interpellé Mohamed Fali à son domicile d’Ain Sefra, dans la wilaya (préfecture) de Naama, dans l’ouest algérien, afin qu’il soit rejugé pour « collecte de dons sans autorisation » (article 11-2 de l’ordonnance 06-03 fixant les règles et les conditions d’exercice des cultes autres que musulmans) et « dénigrement du dogme de l’islam » (article 144 bis 2 du Code pénal algérien), accusations qui découlent de l’exercice pacifique de sa religion. Mohamed Fali est le président de la communauté religieuse des Ahmadis.

Le 15 février, le tribunal de première instance d’Ain Tedles, dans la province de Mostaganem, avait initialement condamné Mohamed Fali par contumace à trois ans de prison et à une amende de 50 000 dinars algériens (environ 375 euros). La loi algérienne permet à des personnes condamnées par contumace de contester le jugement et de bénéficier d’un nouveau procès en leur présence.

Durant le nouveau procès de Mohamed Fali le 6 septembre, le tribunal a ajouté l’accusation d’appartenance à une association non autorisée. Le parquet a requis à son encontre une peine d’un an de prison et une amende de 20 000 dinars algériens (environ 150 euros). Le tribunal devrait rendre son jugement le 13 septembre.

Mohamed Fali est actuellement détenu à la prison de Mostaganem, dans le nord-ouest de l’Algérie, dans l’attente du prononcé de son jugement le 13 septembre. D’après son avocat, les autorités carcérales ne lui ont pas donné accès à des médicaments prescrits par son médecin pour du diabète, ni à un appareil pour surveiller son taux de glycémie. Il a dû compter sur sa famille pour lui fournir son traitement.

Mohamed Fali est un prisonnier d’opinion et il doit donc être libéré immédiatement et sans condition.

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