Écrire Le mineur délinquant, Saman Naseem, semble...

Le mineur délinquant, Saman Naseem, semble avoir été victime de nouvelles pressions visant à le forcer à se soumettre à un entretien vidéo. Il aurait été menacé de s’exposer à des « conséquences » s’il n’obtempérait pas, y compris à une exécution.

Le 7 mars, le mineur délinquant, Saman Naseem, 22 ans maintenant, a été conduit au bureau du ministère du Renseignement à la prison centrale d’Ourmia, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental, où deux hommes de la division Droits de l’Enfant du Haut conseil iranien pour les droits de l’homme lui ont demandé de se soumettre à un entretien vidéo.

L’un d’entre eux lui aurait dit que l’entretien serait confidentiel et destiné uniquement au Secrétaire général du Haut conseil pour les droits de l’homme, Mohammad Javad Larijani. L’homme l’aurait également menacé de s’exposer à des « conséquences », qui pouvaient aller jusqu’à l’exécution, s’il n’obtempérait pas. Amnesty International croit savoir que Saman Naseem a refusé, déclarant qu’il avait déjà été forcé à procéder à des « aveux » filmés et qu’il ne recommencerait jamais.

Saman Naseem a été conduit à l’Organisation iranienne de médecine légale à trois reprises depuis décembre 2015, soi-disant pour que le département médicolégal détermine s’il avait atteint le stade de la « maturité psychologique » au moment des faits qu’on lui reproche. Lors de cet examen, ordonné par le tribunal pénal de la province de l’Azerbaïdjan occidental, il lui a été demandé d’accomplir des tâches très simples, telles que compter et énumérer les jours de la semaine.

L’affaire concernant Saman Naseem a été présentée au tribunal pour qu’il soit rejugé après l’annulation de sa condamnation à mort par la Cour suprême iranienne en avril 2015. Il avait en effet été condamné à mort deux ans auparavant pour « inimitié à l’égard de Dieu » (moharabeh) et « diffusion de la corruption sur terre » (efsad e fel arz), en raison de son appartenance présumée au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK) et de son implication dans des activités armées à l’encontre des gardiens de la révolution.

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