Écrire Le procès de Nabeel Rajab est reporté au 31 octobre

La Haute Cour criminelle a reporté le prononcé du jugement dans le cas de Nabeel Rajab, défenseur des droits humains et prisonnier d’opinion bahreïnite, au 31 octobre. Cet homme risque par ailleurs d’être jugé dans une autre affaire en relation avec une tribune publiée sous son nom dans le New York Times le 4 septembre.

Le 6 octobre, le prisonnier d’opinion bahreïnite Nabeel Rajab a été présenté à la Haute Cour criminelle à Manama, la capitale. La Cour n’a pas prononcé de jugement et a reporté l’audience au 31 octobre. Aucun motif n’a été avancé pour justifier ce report. Trois jours plus tôt, le 3 octobre, il a subi une ablation de la vésicule biliaire. Avant l’audience, ses avocats ont de nouveau présenté une requête en vue d’obtenir des exemplaires de son dossier médical, afin de déterminer la véracité des affirmations du ministère de l’Intérieur et du parquet selon lesquelles cet homme reçoit tous les soins médicaux dont il a besoin. La Cour n’a cependant pas transmis ces informations à son avocat.

Le procès de Nabeel Rajab s’est ouvert le 12 juillet pour « diffusion de fausses rumeurs en temps de guerre » ; « outrage aux autorités publiques [le ministère de l’Intérieur] » et « outrage à un pays étranger ». Il nie toutes ces accusations, qui concernent des commentaires, qu’il a publiés ou repris sur Twitter, en relation avec la guerre au Yémen et des allégations de torture dans la prison de Jaww après une mutinerie en mars 2015. S’il est déclaré coupable, il risque jusqu’à 15 ans d’emprisonnement.

Le 1er septembre, il a bénéficié d’une libération provisoire de trois jours afin d’assister à une cérémonie de deuil après le décès de sa belle-mère. Le 4 septembre, une lettre ouverte a été publiée sous le nom de Nabeel Rajab dans les pages Opinions du New York Times. Ce texte décrivait la situation à Bahreïn et son propre procès, et exhortait le gouvernement Obama à user de son influence pour trouver une issue au conflit au Yémen. Le lendemain, le parquet a interrogé Nabeel Rajab et l’a inculpé de « diffusion de fausses nouvelles et de rumeurs malveillantes portant atteinte au prestige de l’État » en relation avec cet article. Ces charges seront examinées dans le cadre d’un procès distinct. L’interdiction de voyager qui le vise, prononcée en novembre 2014, reste d’actualité.

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