Écrire Leopoldo López a été placé en « résidence surveillée »

Le 8 juillet, le prisonnier d’opinion vénézuélien Leopoldo López a été transféré de prison à son domicile, à Caracas, pour finir de purger sa peine en résidence surveillée.

Le 8 juillet aux premières heures, les autorités vénézuéliennes ont transféré Leopoldo López de la prison militaire de Ramo Verde (à Los Teques, périphérie de Caracas) à son domicile, où il continuera de purger sa peine. Bien que Leopoldo López ne soit plus détenu à l’isolement de manière illégale et injustifiée, cet homme est toujours un prisonnier d’opinion purgeant une peine arbitraire en « résidence surveillée ».

Leopoldo López, dirigeant du parti d’opposition Voluntad Popular (Volonté du peuple) s’était rendu de lui-même à la Garde nationale le 18 février 2014, à la suite d’une grande manifestation antigouvernementale qu’il avait organisée. Il était inculpé de terrorisme, de meurtre et de coups et blessures graves, d’incitation à la violence, de dégâts incendiaires sur des biens privés et d’association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes. En août 2014, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a estimé que la détention de Leopoldo López était arbitraire, et le haut-commissaire aux droits de l’homme a demandé aux autorités vénézuéliennes de le libérer sans délai. Le 10 septembre 2015, il a été condamné à 13 ans et neuf mois de réclusion pour conspiration, incendie volontaire, incitation à commettre une infraction et dégradation de biens publics. Le 13 août 2016, la Cour d’appel a confirmé ce jugement. Le 8 avril 2017, les autorités ont placé Leopoldo López en détention à l’isolement de manière illégale et injustifiée pendant 35 jours. Pendant cette période et après, les autorités ne lui ont pas permis de consulter ses avocats, bafouant ainsi son droit de se défendre.

Leopoldo López est un prisonnier d’opinion et son assignation à domicile doit être levée immédiatement et sans condition. En effet, sa détention est arbitraire, les charges retenues contre lui n’ont jamais été dûment étayées et il a manifestement été condamné en raison de considérations politiques.

Aucune action complémentaire n’est requise de la part des membres du Réseau Actions urgentes.

Nous continuerons de demander la libération sans condition de Leopoldo López dans le cadre de notre campagne à plus long terme et nous demanderons le soutien du réseau Actions urgentes le cas échéant.

Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.

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