Écrire Les autorités bloquent une marche et inculpent des participants

Seize personnes ont été arrêtées au cours d’une marche organisée pour remettre au Premier ministre thaïlandais une pétition demandant l’abandon d’un projet de centrale électrique au charbon. Elles risquent de faire l’objet de procédures pénales. Les arrestations ont eu lieu après que les forces de sécurité ont barré la route aux manifestants, ce qui a conduit à un affrontement entre les deux groupes et à des blessures mineures.

Le 24 novembre, des villageois, des dirigeants locaux et des militants écologistes ont entamé une marche depuis l’emplacement envisagé pour la construction d’une centrale électrique au charbon, dans le district de Thepha (province de Songkhla), en direction du lieu où devait se tenir une réunion du Conseil des ministres thaïlandais, dans le district de Muang (province de Songkhla). Ce groupe avait l’intention de remettre au Premier ministre Prayut Chan-O-Cha une pétition exprimant son opposition à la construction de la centrale électrique. Selon des représentants du gouvernement, les autorités avaient pris des dispositions pour que le groupe rencontre un autre fonctionnaire du cabinet du Premier ministre, mais le groupe tenait à tenter de remettre la pétition au Premier ministre en mains propres.

Dans l’après-midi du 27 novembre, des policiers et des militaires en tenue antiémeute ont bloqué la progression du groupe, qui réunissait alors une centaine de personnes, alors qu’il approchait du lieu de la réunion du Conseil des ministres. Une échauffourée a ensuite éclaté entre forces de sécurité et manifestants. Des blessures mineures ont été signalées des deux côtés. Les policiers ont arrêté 16 manifestants et les ont emmenés au poste de police du district de Muang. Ces personnes ont ensuite été inculpées d’obstruction de voie publique et d’usage de la violence contre des policiers.

Le 28 novembre, le tribunal provincial de Songkhla a fixé à 90 000 bahts (2 800 dollars des États-Unis) le montant de la caution pour 15 de ces personnes et a ordonné leur placement en détention dans les locaux de la police. L’autre personne, âgée de 16 ans, a été libérée le jour même en contrepartie d’une caution de 5 000 baht (150 dollars). Le 29 novembre, les 15 autres manifestants ont été libérés, des universitaires s’étant portés garants pour leur compte. Le 30 novembre, des hauts responsables de la police ont déclaré qu’ils rédigeaient des mandats d’arrêt contre 20 autres personnes qui avaient pris part à la marche. D’autres mandats d’arrêt pourraient être décernés au cours des semaines à venir.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Stop à la campagne de répression contre les ONG en Inde

Signez notre pétition pour faire savoir au Premier Ministre, Narendra Modi qu’il doit impérativement laisser Amnesty Inde, ainsi que les toutes organisations et militants, travailler librement pour le respect les droits humains.