Écrire Les autorités israéliennes arrêtent un adolescent sans inculpation

Un jeune homme palestinien de 17 ans, Mohammad al Hashlamoun, risque la détention illimitée sans inculpation. Peu de temps après qu’un juge l’eut assigné à résidence, les autorités israéliennes lui ont imposé une peine de six mois de détention administrative qui expire le 20 juin mais est renouvelable indéfiniment.

À l’aube le 3 décembre 2015, Mohammad al Hashlamoun, un jeune homme palestinien de 17 ans, a été arrêté par les forces israéliennes à son domicile à Ras al Amud, dans les territoires occupés de Jérusalem-Est. Environ 40 agents de la police des frontières et membres de l’Agence israélienne de sécurité (AIS) ont pris d’assaut le bâtiment de trois appartements dans lequel il vit. Ils sont tout d’abord entrés dans l’appartement de l’oncle de Mohammad al Hashlamoun et l’ont tiré du lit et emmené dans la rue sans le laisser s’habiller. Pendant que son oncle était maintenu à l’extérieur, la police des frontières et les agents de l’AIS ont arrêté Mohammad al Hashlamoun et l’ont conduit au centre d’interrogatoire de l’AIS à Jérusalem, dans un centre de détention appelé « le camp russe ». Il y a été détenu pendant 18 jours, puis a été transféré à la prison d’Ashkelon, dans le sud d’Israël, pendant quatre jours. Il a été interrogé à plusieurs reprises sur sa prétendue intention d’organiser des attaques à Jérusalem, accusations qu’il a niées. Il a été déféré devant le tribunal de première instance de Jérusalem à deux reprises et après la seconde audience le 20 janvier, la cour a ordonné son assignation à résidence pendant une semaine et l’a condamné à payer environ 1 260 $.

Cependant, au lieu de le transférer, le ministère de la Défense israélien l’a condamné à six mois de détention administrative le lendemain. Les ordres de détention administrative permettent aux autorités de maintenir des personnes en détention sans inculpation. Ces ordres sont renouvelables indéfiniment et les autorités ne sont pas tenues de communiquer leurs éléments de preuve, ce qui empêche les détenus de se défendre ou de contester leur détention.

La mère de Mohammad al Hashlamoun lui a rendu visite à la prison de Megiddo, dans le nord d’Israël, et l’a trouvé fatigué et inquiet. Il dispose d’une carte d’identité de Jérusalem, ce qui signifie qu’il peut résider dans les territoires occupés de l’est de Jérusalem comme dans l’ouest israélien de la ville, ainsi que dans d’autres régions d’Israël.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse