Écrire Les mesures de répression contre les défenseurs des droits humains toujours d’actualité

Le 9 février, la police a effectué une descente dans les locaux du Centre El Nadeem pour la réadaptation des victimes de violences et l’a fermé. En raison des mesures de répression des autorités égyptiennes contre les organisations de défense des droits humains, dont notamment une enquête à caractère politique en cours, de nombreux défenseurs des droits humains de premier plan pourraient encourir l’emprisonnement à vie.

Le 9 février, la police a effectué une descente dans les locaux du Centre El Nadeem (El Nadeem) pour la réadaptation des victimes de violences et l’a fermé. La fermeture d’El Nadeem, une organisation qui offre un soutien essentiel aux rescapés de la torture et de violences, a lieu après un an de harcèlement de défenseurs des droits humains et d’organisations de défense des droits humains par les autorités. En février 2016, les forces de sécurité ont pénétré dans les locaux d’El Nadeem au Caire et ont ordonné au personnel de cesser ses activités, sans donner aucune explication. Le même mois, le centre a déposé un recours judiciaire auprès d’un tribunal égyptien. La police a cependant effectué la dernière descente sans attendre le résultat de ce recours. En novembre 2016, la Banque centrale égyptienne avait émis une ordonnance gelant les avoirs financiers de l’organisation.

L’année dernière, des juges ont instruit l’affaire n° 173, une enquête judiciaire sur les activités et les fonds des organisations égyptiennes pour les droits humains datant de 2011. Les défenseurs des droits humains pourraient encourir jusqu’à 25 ans d’emprisonnement et une amende de 500 000 livres égyptiennes s’ils sont reconnus coupables d’avoir reçu des fonds étrangers en vue de porter atteinte aux « intérêts nationaux », à la « paix », à l’« unité » ou à la « sécurité » du pays, en vertu de l’article 78 du Code pénal. Les autorités ont utilisé plusieurs stratégies pour perturber les activités des défenseurs des droits humains, notamment des arrestations arbitraires, des interrogatoires, des interdictions de voyager arbitraires et le gel de leurs avoirs. Depuis début 2016, au moins 22 employés d’ONG, dont des directeurs, ont été convoqués pour être interrogés ; 18 militants et défenseurs des droits humains ont reçu une interdiction de voyager ; et un gel des avoirs a été imposé à l’encontre de 7 ONG et de 10 personnes.

Le 29 novembre 2016, le Parlement a approuvé un nouveau projet de loi qui remplace la loi sur les associations en vigueur et qui restreindrait considérablement le travail des ONG. Le projet de loi est en attente de sa ratification par le Président, Abdel Fattah al Sissi. Si ce projet de loi est promulgué, il obligerait les ONG à demander une autorisation officielle pour faire des recherches sur le terrain, publier leurs résultats et demander des financements.

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