Écrire Les ONG victimes d’une répression sans précédent

Les organisations égyptiennes de défense des droits humains font l’objet d’une répression sans précédent. Le gouvernement a ordonné la fermeture d’un important centre de réadaptation pour les victimes de torture, et des défenseurs des droits humains ont été soumis à des interrogatoires, à une interdiction de voyager et à un gel de leurs avoirs.

Les autorités égyptiennes s’orientent vers une fermeture des organisations de défense des droits humains, et les défenseurs des droits humains craignent d’être poursuivis en justice et condamnés à des peines allant jusque 25 ans d’emprisonnement pour avoir enfreint des dispositions législatives répressives relatives aux sources de financement étrangères.

Le 5 avril, des agents du ministère de la Santé et les autorités locales ont tenté de fermer une association de défense des droits humains de premier plan, le Centre El Nadeem pour le traitement et la réadaptation des victimes de violence. Des employés du Centre ont dit à Amnesty International que les agents leur avaient ordonné de sortir des locaux, et avaient refusé de leur montrer une copie de la décision officielle ordonnant la fermeture du Centre. Le personnel a refusé de sortir, mais il craint que ces agents ne reviennent bientôt appuyés par les forces de sécurité.

Parallèlement à cela, des juges supervisant une enquête pénale sur le financement de plusieurs ONG ont demandé aux tribunaux de geler les avoirs de deux défenseurs des droits humains bien connus. Il s’agit d’Hossam Baghat, journaliste d’investigation et fondateur d’Initiative égyptienne pour les droits de la personne, et de Gamal Eid, fondateur et directeur du réseau arabe pour l’information sur les droits humains, ainsi que de deux membres de sa famille. Cette affaire passera en jugement le 20 avril.

Dans le cadre de l’enquête, de nombreux défenseurs des droits humains et personnes travaillant pour des ONG – au moins neuf depuis le début du mois de mars, entre autres – ont été interrogés au sujet de l’enregistrement, des activités et des sources de financement de leurs associations. Des membres du personnel de groupes de défense des droits humains et d’associations œuvrant en faveur d’une réforme politique figurent également parmi les dizaines de personnes qui ont été soumises à une interdiction de quitter l’Égypte.

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