Écrire Maintenu en détention bien qu’il ait fini de purger sa peine en mars 2015

Walid Yunis Ahmad devait être remis en liberté le 6 mars 2015. Il se trouve toujours en détention dans la région du Kurdistan irakien, plus d’un an après avoir fini de purger sa peine de cinq ans de prison. Il est détenu arbitrairement et doit être libéré immédiatement.

Walid Yunis Ahmad, un Irakien incarcéré depuis plus de 16 ans, a fini de purger sa peine le 6 mars 2015 mais n’a pas été libéré comme prévu. Il continue à être détenu à la prison de Zirga, dans la ville de Dohouk, au Kurdistan irakien. Les autorités n’ont pas informé cet homme ni sa famille d’éventuelles nouvelles charges contre lui. Selon les informations les plus récentes reçues par Amnesty International, ses avocats se sont retirés après avoir estimé qu’ils avaient épuisé toutes les voies de recours.

Amnesty International a écrit au Gouvernement régional du Kurdistan à deux reprises - en mai 2015 et en mars 2016 - afin de demander pourquoi Walid Yunis Ahmad se trouvait toujours en détention. Les autorités n’ont jamais répondu à l’organisation. Le 6 juin 2016, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a indiqué qu’il considérait que le maintien en détention de Walid Yunis Ahmad est arbitraire et a demandé au Gouvernement régional du Kurdistan de le libérer immédiatement et de lui accorder des réparations complètes.

Arrêté en février 2000, Walid Yunis Ahmad a passé ses trois premières années d’incarcération dans des conditions qui s’apparentaient à une disparition forcée. Il a été maintenu en détention sans inculpation jusqu’en 2010, et affirme avoir été torturé à maintes reprises pendant cette période. Le 17 mars 2011, il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement pour « avoir donné des ordres et des instructions depuis la prison à ses partisans à Kirkouk et Mossoul pour qu’ils mènent des attaques terroristes à Dohouk en 2009 ». Le tribunal qui l’a déclaré coupable et condamné a tenu compte du temps qu’il avait passé en détention provisoire après le début de l’enquête, en février 2010, mais pas des 10 années pendant lesquelles il avait été détenu sans inculpation. Amnesty International pense que les charges retenues contre Walid Yunis Ahmad et utilisées pour le condamner ont été forgées de toutes pièces et que cet homme n’a pas été jugé équitablement en 2011.

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