Écrire Menaces contre l’union des médecins de Turquie (TTB)

L’Union des médecins de Turquie (la TTB) et ses membres de premier plan ont reçu des menaces après avoir publié, le 24 janvier, une déclaration demandant l’arrêt de l’opération actuellement menée par l’armée turque à Afrin, dans le nord de la Syrie. La TTB a déposé une demande de protection pour ses bureaux et ses membres auprès des services du gouverneur d’Ankara, mais elle n’a pas reçu de réponse.

Le 24 janvier 2018, l’Union des médecins de Turquie (la TTB ) a publié une déclaration demandant l’arrêt de l’opération actuellement menée par les forces armées turques à Afrin, dans le nord de la Syrie. Cette offensive militaire a débuté le 20 janvier 2018 et vise l’aile militaire de l’administration autonome kurde, les Unités de protection du peuple (YPG), à Afrin. Les autorités turques invoquent les liens des YPG avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation interdite qui, depuis plusieurs dizaines d’années, s’oppose aux forces armées turques lors d’affrontements armés.

Après la publication de la déclaration de la TTB, le siège de cette organisation, à Ankara, a reçu un grand nombre de menaces par courrier électronique, par téléphone et via les réseaux sociaux, dont des messages anonymes appelant à une intrusion dans les locaux. Des membres du comité exécutif de la TTB ont également été pris pour cible individuellement sur les médias sociaux, menacés de violences physiques (ex. : « nous allons vous éliminer ») et qualifiés de « traîtres ».

Dans un discours prononcé le 26 janvier 2018, le président Recep Tayyip Erdoğan a également attaqué la TTB, évoquant « la soi-disant Union des médecins de Turquie, ces adorateurs du terrorisme ». Le même jour, deux syndicats proches du gouvernement, Sağlık-Sen et Memur-Sen, ont appelé à la tenue d’une manifestation devant les bureaux de l’antenne istanbuliote de la TTB le lundi 29 janvier. Par précaution, la TTB a évacué son siège d’Ankara le 26 janvier et a demandé aux services du gouverneur d’Ankara d’assurer la protection de l’organisation et de ses membres.

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