Écrire Mettez fin au harcèlement d’un avocat palestinien spécialiste des droits humains

Les autorités israéliennes auront pour la dernière fois l’occasion de faire progresser les poursuites à l’encontre du défenseur des droits humains palestinien Anas Barghouti lors d’une audience le 6 décembre. Arrêté il y a trois ans puis libéré sous caution, il doit depuis assister tous les trois mois à une audience au tribunal, pour se voir signifier à chaque fois que l’affaire a été reportée. Il risque jusqu’à 18 mois de prison.

Anas Barghouti est un avocat et un défenseur des droits humains de 33 ans qui a été arrêté par les autorités israéliennes le 15 septembre 2013. À l’époque, Amnesty International l’a considéré comme un prisonnier d’opinion car il a été arrêté uniquement en raison de son travail pacifique en tant que défenseur des droits humains, en représentant des Palestiniens détenus par les forces de sécurité palestiniennes. Le parquet militaire l’a inculpé d’« appartenance au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) », organisation interdite par Israël, et de « direction d’une commission chargée d’organiser des manifestations ». Il a nié ces deux accusations. Le 23 octobre 2013, un juge militaire a ordonné sa libération sous caution en invoquant le fait qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments à charge contre lui pour le considérer comme une menace à la sécurité.

Depuis son inculpation le 24 septembre 2013, Anas Barghouti a dû tous les trois mois se rendre à une audience au tribunal militaire d’Ofer en Cisjordanie. Cependant, à chaque fois qu’il s’y est rendu, l’accusation n’a pas fait comparaître les témoins à charge, et l’affaire a été repoussée de trois mois supplémentaires. Chaque audience signifie une journée de travail perdue pour Anas Barghouti, qui est désormais installé à son compte à Ramallah, où il continue de représenter des Palestiniens arrêtés par les autorités palestiniennes. C’est également une journée d’incertitude pour lui et pour sa famille, qui ne savent pas s’il rentrera chez lui. L’audience du 6 décembre est la dernière occasion pour l’accusation de faire comparaître les témoins à charge contre Anas Barghouti, sinon l’affaire sera classée.

Anas Barghouti a déclaré à Amnesty International le 8 novembre dans son bureau à Ramallah : « Je serai heureux si cette affaire se termine comme elle se doit, et que je ne retourne pas en prison. Cette perspective, peu importe le temps que l’on a eu pour s’y habituer, est toujours très douloureuse. » Il espère également que l’interdiction de voyager prononcée contre lui par les autorités israéliennes depuis son arrestation sera levée.

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