Écrire On ignore où se trouvent des hommes portés disparus

Adel Barazi, étudiant de Damas victime d’une disparition forcée, a été vu récemment à la prison militaire de Saidnaya, où il risque de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements. On ignore toujours ce qu’il est advenu des trois hommes qui avaient été arrêtés avec lui.

Un proche d’Adel Barazi, qui ne vit plus en Syrie, a reçu début 2016 des informations provenant d’un ancien détenu qui a déclaré avoir vu brièvement Adel Barazi à la prison militaire de Saidnaya, au nord de Damas. Il a dit qu’Adel Barazi semblait « maigre et très pâle ». Les détenus de la prison militaire de Saidnaya ne sont généralement pas autorisés à entrer en contact avec leur famille ni à consulter un avocat, et sont couramment soumis à la torture et à d’autres mauvais traitements.

Adel Barazi, étudiant en tourisme, a été arrêté par un groupe d’hommes armés en uniforme qui ont fait irruption dans son appartement, situé dans le quartier de Dummar al Balad, au nord-ouest de Damas, le 11 août 2012 vers minuit. Les hommes armés ont aussi arrêté son ami étudiant Ismael Hammoudeh, son beau-frère, Zaki Kordelo, et son neveu, Mihyar Kordelo, qui vivaient tous dans le même immeuble. Aucune information n’a été donnée sur le motif de leur arrestation.

Leurs proches ont pris un avocat, déposé une requête auprès du ministre de la Justice et contacté le ministre de la Réconciliation pour tenter de savoir ce qu’étaient devenus les quatre hommes, mais ils n’ont pu obtenir aucune information. D’anciens détenus ont affirmé avoir vu Adel Barazi et Ismael Hammoudeh dans un centre de détention du Service de renseignement de l’armée de l’air à Damas en septembre 2012, tandis que Zaki et Mihyar Kordelo auraient été vus dans les locaux de l’Unité 215 du Service de renseignement militaire à Damas.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse