Écrire On sait désormais où se trouvent deux prisonniers russes qui avaient « disparu », mais des craintes de torture demeurent

Après des semaines d’incertitude sur le sort et le lieu où se trouvaient Victor Filinkov, spécialiste informatique, et Iouli Boïarchinov, militant de la société civile, il a été confirmé le 31 octobre que les deux hommes étaient détenus dans des centres de détention provisoire à Saint-Pétersbourg, en Russie. Alors qu’elles les détenaient, les autorités se sont abstenues de révéler le sort des deux hommes ou le lieu où ils se trouvaient, ce qui équivaut à une disparition forcée. Leurs allégations de torture et de mauvais traitements n’ont pas fait l’objet d’une enquête et les préoccupations sont vives quant à la santé de Victor Filinkov.
Après des semaines d’incertitude sur le sort et le lieu où se trouvaient Victor Filinkov, spécialiste informatique, et Iouli Boïarchinov, militant de la société civile, les deux prisonniers ont été transférés, selon la Commission de surveillance publique des lieux de détention (ONK), à Saint-Pétersbourg, en Russie, depuis un centre de détention de la ville de Penza, à environ 1 400 kilomètres de Saint-Pétersbourg. L’état de santé de Victor Filinkov s’est détérioré au cours de ce transfert, qui a pris plus d’un mois. Il y a quelques jours, une affection inconnue l’a temporairement immobilisé. Selon ONK, il doit encore bénéficier d’examens médicaux adaptés et de traitements pour ses problèmes de santé. On a su le 19 octobre que Iouli Boïarchinov se trouvait à Saint-Pétersbourg, tandis que le lieu de détention de Victor Filinkov a été confirmé le 31 octobre.
Les deux hommes affirment avoir subi des mauvais traitements (dont des actes de torture pour Viktor Filinkov) de la part d’agents du Service fédéral de sécurité (FSB), qui voulaient les contraindre à « avouer » leur appartenance et celle d’autres personnes à l’organisation « terroriste » Network. Des membres de la Commission de surveillance publique des lieux de détention (ONK) ont examiné Victor Filinkov le 26 janvier 2018 et ont confirmé que son corps présentait des marques visibles de torture, notamment par décharges électriques. Cependant, les autorités continuent de réfuter les allégations de Victor Filinkov ; le FSB a reconnu avoir utilisé un pistolet à décharge électrique contre lui, mais uniquement pour l’empêcher de s’échapper. Les deux hommes risquent toujours d’être victimes de torture et d’autres formes de mauvais traitements en détention.
Victor Filinkov et Iouli Boïarchinov ont été arrêtés par des agents du FSB à Saint-Pétersbourg en janvier 2018 et inculpés d’« appartenance à une organisation terroriste » (en vertu de la deuxième partie de l’article 205.4 du Code pénal russe). Tous deux nient les faits qui leur sont reprochés.

Action terminée

Toutes les infos
Toutes les actions

Halte à l’afflux d’armes vers le Yémen

Des armes wallonnes et de l’équipement militaire belge impliqués dans le conflit meurtrier au Yemen ! Nous devons faire cesser les transferts d’armes utilisées pour perpétrer ces violations des droits humains. Signez !