Écrire Onze personnes détenues sans inculpation.

Le 25 mars, les forces de sécurité éthiopiennes ont arrêté et placé en détention 11 personnes, dont un avocat, des journalistes, des blogueurs, des membres de l’opposition et des universitaires. Arrêtées alors qu’elles participaient à une cérémonie privée à Addis-Abeba, elles n’ont pas été inculpées d’une quelconque infraction ni présentées devant un tribunal.
Eskinder Nega, journaliste éthiopien et prisonnier d’opinion adopté par Amnesty International, a de nouveau été arrêté dimanche 25 mars. Il a été interpellé en même temps que le journaliste Temesgen Dessalegn, les blogueurs Mahlet Fantahun, Befiqadu Hailu, Zelalem Workagegnhu et Sintayehu Chekol , et les opposants Andualem Arage, Addisu Getaneh, Yidnekachewu Addis, Tefera Tesfaye et Woynshet Molla. Au moment de leur arrestation, ils participaient à une fête privée au domicile du journaliste Temesgen Dessalegn dans le quartier de Lebu, à Addis-Abeba, pour fêter leur libération. Des membres des forces de sécurité les ont accusés de participer à un rassemblement illégal sans autorisation du poste de commandement, en violation de la Proclamation de l’état d’urgence.
Ces 11 personnes ont tout d’abord été emmenées au poste du quartier de Lebu, puis transférées au département de la police de proximité du district de Nifas Silk Lafto pendant la nuit. Aucune n’a été inculpée officiellement ni présentée devant un tribunal. Les détenus ont déclaré à leurs familles et amis qu’ils sont entassés dans de petites cellules (5 mètres par 8), avec des centaines de personnes. Temesgen Dessalegn a été conduit à l’hôpital car ses douleurs dorsales ont été aggravées par ces conditions de détention déplorables.

Le journaliste Eskinder Nega et Andualem Arage comptaient parmi les centaines de personnes libérées en février, dans le cadre de la décision prise par l’Éthiopie de libérer les prisonniers politiques. Le journaliste Temesgen Dessalegn avait été libéré en octobre 2017, après avoir passé trois années en prison.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Nicaragua : signez pour libérer une jeune étudiante belge

Amaya Coppens, une belgo-nicaraguayenne, et d’autres étudiants sont victimes de la répression du gouvernement. Signez la pétition !